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Déclin du diesel : plus de 15.000 emplois menacés

logo de Auto Moto Auto Moto 11/01/2019 Marie Lizak

Selon l’Observatoire de la métallurgie, la fin annoncée du diesel menacerait près de 15.000 emplois rien qu’en France. Actuellement, ce sont déjà 5.500 postes qui seraient déjà en situation critique.

Photo : ResoneTIC / Getty Images © Fournis par Media 365 Photo : ResoneTIC / Getty Images

Selon l’Observatoire de la métallurgie, la fin annoncée du diesel menacerait près de 15.000 emplois rien qu’en France. Actuellement, ce sont déjà 5.500 postes qui seraient déjà en situation critique.

On le sait, le diesel n’a plus vraiment la côte ces derniers temps. Avec des immatriculations en baisse d’environ 15 % en 2018 par rapport à 2017, ce type de motorisation ne semble plus avoir sa place dans le cœur des Français, sans doute refroidis par les restrictions planant au-dessus de leur capot. Il faut dire qu’avec la volonté de plusieurs villes, dont Paris, d’interdire ce carburant de séjour d’ici à 2024, il ne fait pas bon rouler au gazole en ce moment. Ce profond désamour n’est évidemment pas sans conséquences, puisque depuis 2011, sa part de marché n’a cessé de baisser, passant de 70 % à moins de 40 % en 2018. Pire, en 2030, l’Observatoire de la métallurgie estime celle-ci à seulement 13,2 %, au profit des motorisations dites « propres », avec une part de 24,1 % Actuellement, l’hybride et l’électrique occupent seulement 6,32 % du marché, alors que l’essence ne cesse de grimper, représentant en 2018 plus de la moitié des véhicules en circulation.

Un risque pour les emplois 

Outre des constructeurs qui doivent donc adapter leur offre, en compensant avec l’essence, le rapide déclin du diesel menacerait plus de 15.000 emplois en 2030, sur les 37.500 que compte la filière. Les sous-traitants devraient être le plus durement touchés, et notamment les professionnels de « la fonte d’acier et d'aluminium, l'usinage et l'assemblage de pièces mécaniques spécifiques aux moteurs diesel, comme les buses d'injection ou les carters ». Une tendance qui a par ailleurs commencé à s’amorcer, puisque six établissements, soit environ 5.500 emplois sont déjà en situation critique et sous le coup d’une « menace grave et imminente » selon le rapport de l'observatoire. Toutefois, si les métiers « traditionnels » tels que les décolleteurs, tôliers, contrôleurs qualité ou caristes sont en net recul, le développement de l’électrique voit l’émergence de nouveaux postes, tels que les bobiniers et autres monteurs-câbleurs. Selon l’Observatoire de la métallurgie, les besoins de main-d’œuvre devraient donc évoluer, puisqu’il prévoit la nécéssité d’embaucher environ 25.000 salariés par an d’ici à 2022. Parmi les profils qui seraient alors les plus recherchés, les ingénieurs, techniciens et autres agents de maîtrise sont en bonne place. Photo : ResoneTIC / Getty Images 

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