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Langue de bœuf, mie flottante, chute de plateau... Les pires traumatismes vécus à la cantine

logo de Madame Figaro Madame Figaro il y a 5 jours La rédaction
Si les verres Duralex évoquent des bons souvenirs, la carafe d'eau remplie de boulettes de mie de pain, moins. © iStock Si les verres Duralex évoquent des bons souvenirs, la carafe d'eau remplie de boulettes de mie de pain, moins.

Il fut un temps où on n'avait pas le choix du lieu, ni de l'heure pour la pause déjeuner. Sauf pour les chanceux qui étaient externes (mais qui rataient tous les potins), c'était cantine obligatoire. De cette époque on a gardé un dégoût prononcé pour certains plats. C'était le temps des copains, le temps de l'aventure... et des raviolis. On se souvient de...

La fois où le temps s'est arrêté, avant de laisser place à des rires sadiques et des applaudissements après qu'on a fait tomber notre plateau devant toute l'école. Oui, même les profs ont ri.

Les fois où on hésitait longuement devant la vitrine des entrées où gisaient des emblèmes de la gastronomie française massacrés : salade piémontaise, macédoine de légumes, céleri rémoulade… Paix à leur âme.

La fois où on s'est gavé de pain pour éviter le plat du jour : la langue de bœuf, sauce cornichons.

La fois où on a oublié notre carte de cantine et qu'il a fallu attendre la fin du service pour pouvoir aller se servir.

La fois où on a vu cette satanée carte disparaître au loin sur le plateau emporté en cuisine par le tapis roulant.

Les fois où il y avait de la betterave, molle et terreuse, coupée en petits cubes. Depuis, on a intégré le club des phobiques du légume-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom.

La fois où le réfectoire est devenu une scène de guerre. Depuis, on voit le chou de Bruxelles davantage comme un projectile que comme un légume vert.

Les fois où on a vu flotter des boules de mie de pain dans la carafe d'eau. Depuis, on est membre du club des buveurs d'eau provenant d'un contenu fermé.

La fois où il y a eu des frites, mais qu'on était cloué au fond du lit. Depuis, on demeure persuadé que les bons moments à la cantine relèvent de la légende urbaine.

La fois où on attendait le repas de Noël avec impatience, mais qu'au lieu de la dinde on nous a servi du ragoût de kangourou. Oui, de kangourou.

Toujours au repas de Noël, quand on a cru à une purée de pommes de terre, mais qu'il s'agissait, en fait, de céleri. Cela ne nous a pas fait (céle)rire du tout.

La fois où, unique rescapée de l'épidémie de grippe, on a mangé tout seul.

En vidéo, le calendrier des vacances scolaires 2019-2020

Les fois où il y avait des pâtes, toujours mal cuites, recouvertes d'une sauce à l'eau et à la tomate. C'était si difficile de cuire des pâtes ?

La fois où on a retrouvé des poils non identifiés dans le gratin d'endives au jambon.

La fois où la dame de cantine a attendu (très longtemps) derrière notre épaule, s'assurant qu'on finisse notre crème au "caramel" jusqu'au bout.

La fois où notre voisin de table nous a suggéré d'enlever "la capote" autour de la saucisse. Depuis, on considère un mode de vie veggie.

La fois où on s'est fait prendre en train de poser un deuxième yaourt sucré (celui avec la tête de toucan) sur notre plateau.

Tous les vendredis, jour du poisson, ou plutôt jour du poisson pané au goût de carton. Depuis, le vendredi c'est sushis, comme quoi rien ne se perd, tout se transforme.

Cet article a fait l'objet d'une mise à jour et a été initialement publié le 2 février 2018.

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