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Ségolène Royal virée de son poste d’ambassadrice des pôles

logo de Voici Voici 14/01/2020 La rédaction Voici
Ségolène Royal virée de son poste d’ambassadrice des pôles © Starface Ségolène Royal virée de son poste d’ambassadrice des pôles

A force de critiquer son gouvernement, Ségolène Royal va finir par perdre sa position d’ambassadrice des pôles. La femme politique, déjà mise en garde par l’exécutif, a reçu un courrier qui l’incite à se taire… ou à faire ses valises.

En 2017, Ségolène Royal devenait ambassadrice chargée des négociations internationales relatives aux pôles arctique et antarctique. Un poste qu’elle occupe depuis avec plus ou moins d’assiduité : comme le révélait Checknews en septembre dernier, elle n’avait assisté à aucune réunion des Senior Arctic Officials, l’instance de collaboration des États ayant des territoires en Arctique. Un mois plus tard, une enquête de Radio France laissait entendre qu’elle avait utilisé « les moyens mis à sa disposition par le ministère des Affaires étrangères à des fins a priori éloignées de leur objet initial », notamment pour la promo de son livre. Mais ce ne sont pas ces petites polémiques qui ont le plus crispé chez ses supérieurs. Ses attaques, au cours des dernières semaines, sur la politique du gouvernement, ont à l’évidence suscité bien plus d’agacement.

Ségolène Royal bientôt virée ?

Le 12 janvier dernier, Elisabeth Borne avait formulé une mise en garde sur BFM TV : « Je pense que Ségolène Royal va devoir faire un choix : soit elle veut rester ambassadrice, et évidemment il y a un devoir de réserve, soit elle veut avoir sa liberté de parole », avait déclaré la ministre de la Transition écologique et solidaire. Ce mardi 14 janvier, Le Canard Enchaîné annonce que le ministère des Affaires étrangères, dont dépend le poste de Ségolène Royal, a choisi à sa place : l’ambassadrice des pôles aurait d’ores et déjà été « convoquée au Quai d'Orsay pour licenciement ». Le Parisien se montre plus nuancé : « Selon nos informations, l’ex-ministre […] a reçu un courrier préalable à sa suspension ». Il s’agirait d’une « missive fort menaçante », et d’une « toute dernière sommation avant son possible limogeage ».

Une source proche du gouvernement a confié au Parisien que ce courrier était parfaitement justifié : « Il y a un vrai sujet de devoir de réserve et elle n’a pas fait le job dans sa mission. Au nom de quoi serait-elle au dessus des lois ? » Mais Ségolène Royal n’est pas de cet avis : « Ils veulent que je démissionne, mais je ne démissionnerai pas. Je remplis mes fonctions. Qu’ils prennent leurs responsabilités ! » Pour un député de La République en marche interrogé par Le Parisien, le renvoi est risqué : « Macron est très emmerdé. […] Il doit vite la sortir, avec le risque de l’instituer comme adversaire pour 2022. » Les rumeurs de candidature de Ségolène Royal à la prochaine élection présidentielle ne cessent de s’intensifier : elle vient de démarrer une tournée de soutien chez des candidats aux municipales. Et pour bien des observateurs, cela a tous les aspects d’un début de campagne…

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