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Smaïn revient sur le "choc" de son adoption : "C'était d'une violence inouïe"

logo de Purepeople Purepeople 16/02/2017 Sarah Louaguef
Smaïn revient sur le "choc" de son adoption : "C'était d'une violence inouïe": Smaïn - 21ème Festival de Cosne-Cours-sur-Loire le 12 novembre 2016.13/11/2016 - Smaïn revient sur le "choc" de son adoption : "C'était d'une violence inouïe"

En tournée avec son spectacle Je reviens me chercher, nom qu'il avait également attribué à son autobiographie sortie en 2011 (éditions Michel Lafon), Smaïn a profité d'un entretien avec Paris Match pour revenir sur le jour où il a appris qu'il était un enfant adopté.

Celui qui a débuté sa carrière de café-théâtre au début des années 1980 était seulement un préadolescent lorsque sa maîtresse, alors décidée à le corriger après qu'il eut fait "le pitre", lui a révélé ce qu'il avait toujours soupçonné. "Elle m'attrape un jour par l'oreille et me révèle, à l'écart de mes camarades : 'Tu devrais être sage et bien travailler car tes parents ne sont pas tes vrais parents !' Des propos d'une violence inouïe ! Du haut de mes 11 ans, je suis sous le choc, groggy. Mais, dans le même temps, j'ai soudain la confirmation de ce que je redoutais dans un coin de ma tête du fait de l'âge avancé de mes parents", a-t-il confié.

Né de parents inconnus à Constantine, en Algérie, l'humoriste de 59 ans avait passé les deux premières années de sa vie dans un orphelinat catholique qui dépendait de l'hôpital de sa ville de naissance. En 1960, il avait à peine 3 ans lorsqu'il est arrivé en France. "Je débarque à Paris dans les bras d'une femme juive qui me remet quelques heures plus tard dans deux de ma famille d'accueil, musulmane. (...) Après avoir été trimballé d'odeur en odeur, de main en main, d'amour momentané en amour momentané, je suis enfin désiré !", a-t-il raconté.

Avec mes parents adoptifs, je ne vais vivre qu'une dizaine d'années

Malheureusement, cet équilibre familial n'a pas perduré. "Avec mes parents adoptifs, je ne vais vivre qu'une dizaine d'années. De ce couple aimant, je reçois un précieux héritage de savoir-vivre que je transmettrai plus tard à mes enfants, notamment la règle d'or de toujours bien se couper les ongles ! (...) Ils vont décéder alors que je ne suis encore qu'un préadolescent."

Après la mort de ses parents, Smaïn s'est retrouvé livré à lui-même. Devenu enfant de la Ddass, il garde des souvenirs "à la fois douloureux et positifs, symboles d'une véritable école de la vie. (...) C'est là que je me suis construit", a-t-il ajouté. La suite est connue. "J'ai pu combler un manque grâce au public que je perçois comme une famille, et les applaudissements sont pour moi une reconnaissance." Dans son autobiographie, il avait par ailleurs expliqué qu'il regrettait que ses parents n'aient pas assisté à ses débuts. "Ils regardaient avec méfiance le monde des artistes. Ils me répétaient sans cesse qu'il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus... Mais mon désir a vite eu raison de leurs conseils ! Malheureusement, ils sont morts trop tôt pour pouvoir profiter de ma réussite. Mais j'espère qu'ils en auraient été fiers !", avait-il écrit, touchant.

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