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Mads Mikkelsen, à l’affiche d’«Arctic» : «Il fallait tout le temps composer avec la météo»

logo de Le ParisienLe Parisien 06/02/2019 Michel Valentin

Dans «Arctic», en salles le 6 février, l’acteur danois joue le rôle d’un naufragé des glaces qui survit dans des conditions glaciales. Il nous raconte le tournage du film, effectué sur place.

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Overgard (Mads Mikkelsen) a survécu au crash de son avion, quelque part dans l’Arctique. Depuis, il survit près de l’épave, essayant sans relâche de contacter des secours. Un jour, un événement imprévu l’oblige à sortir de sa routine…

Quasiment sans dialogues, tourné en conditions réelles dans un froid littéralement polaire, « Arctic » constitue un tour de force cinématographique qui repose sur les épaules de Mads Mikkelsen, présent dans presque tous les plans. Le suspense est constant de bout en bout, jusqu’à un final étonnant, qui nécessite de rester attentif jusqu’à la toute dernière image ! Mads Mikkelsen est revenu pour nous sur ce tournage dantesque.

Le Parisien: Paris (Xe), le 30 janvier. Dans «Arctic», l’acteur danois est présent dans presque tous les plans. © LP/Guillaume Georges Paris (Xe), le 30 janvier. Dans «Arctic», l’acteur danois est présent dans presque tous les plans.

Qu’est-ce qui vous a convaincu de jouer dans « Arctic » ?

MADS MIKKELSEN. C’est toujours l’histoire qui me motive. Celle de « Arctic » est très pure, très différente des autres films de survie que j’ai pu voir. Nous ne savons rien du passé de mon personnage, nous le découvrons au moment où il apparaît à l’écran. Quand je lisais le scénario, j’aimais beaucoup et je ne pouvais pas m’empêcher de tourner une page après l’autre, avec une seule crainte : qu’il y ait des flash-back ! Quand j’ai discuté avec Joe Penna, le réalisateur, il m’a dit exactement ce que je voulais entendre, et il était très clair dans sa vision du film.

On vous a prévenu dès le départ qu’il faudrait tourner dans les conditions réelles de l’Arctique, la neige, la glace, le froid ?

Oui. Ce qu’on ignorait, c’était où précisément, peut-être le Canada, ou l’Islande. Mais on savait que ce serait dur ! Quand on lit un scénario, on ne pense pas vraiment à ce genre de chose, parce que si on commence à le faire, on dit non ! Il faut juste tomber amoureux de l’histoire, fermer les yeux et s’y immerger et plus tard, se dire, bon, on y va, et ça ne va pas être simple…

Dans le film, on a l’impression que vous étiez loin de tout. C’était le cas ?

Absolument ! Nous étions vraiment au milieu de nulle part. La caméra réalisait parfois des plans à 360°, il fallait donc qu’il n’y ait rien aux environs. Après le tournage, nous montions sur nos motoneiges, traversions des montagnes, prenions les voitures, et roulions pendant des heures pour aller dormir dans des gîtes. La motoneige, c’est sympa, mais quand tu sors d’une journée de travail de 15 heures et que la tempête fait rage, c’est beaucoup moins drôle !

Tous les décors de « Arctic » sont donc naturels ?

Oui, à l’exception d’un seul, celui de la scène avec l’ours blanc. Nous avons réussi à trouver le seul dresseur d’ours blanc au monde, mais l’animal n’est qu’à moitié dressé ! (Rires) Le dresseur peut le contrôler… mais pas tout le temps ! Nous n’étions donc pas autorisés à nous retrouver en sa présence. La scène avec l’ours a donc été tournée en deux temps, ma partie se faisant avec un membre de l’équipe plutôt baraqué qui jouait le plantigrade. Le vrai animal, lui, a été filmé au Canada. Et le réalisateur ne pouvait même pas se trouver à côté du dresseur : si l’ours l’avait vu lui parler, il aurait été jaloux (rires) !

Je suppose que c’était une sorte de tournage commando ?

Oui, nous étions une toute petite équipe. Allez, on fonce ! La tempête arrive ? On bouge tout de suite ! Avec beaucoup de personnel, ce n’aurait pas été possible. Nous devions rester ultra-mobiles, travailler comme des dingues, et ça, les Islandais savent très bien faire.

Avez-vous respecté le scénario à la virgule près, ou les conditions extrêmes vous obligeaient-elles à improviser ?

Bien sûr, le scénario contenait toutes sortes de péripéties. Nous essayions donc de tourner en fonction des circonstances. Le soleil brille ? Profitons-en pour tourner une scène avec de la lumière. Puis le vent se levait et tournait à la tempête. OK, on passe à une scène de tempête. Et là, le soleil revenait… Il fallait tout le temps composer avec les éléments, et nous adapter à toute vitesse.

Et c’est plus facile avec peu d’acteurs à l’écran…

Je suis seul une bonne partie du film, mais nous sommes aussi souvent deux. Maria Thelma (NDLR : qui joue le rôle d’une autre naufragée des glaces) avait un rôle particulièrement difficile, parce qu’elle devait trouver le juste équilibre entre état d’éveil et état semi-comateux… Elle a tout de suite compris ça. Je dois dire que le plus beau jour du tournage a été celui où elle a débarqué. Parce qu’avant, c’était moi, moi et encore moi, le survivant qui survit dans un certain brouillard. Son arrivée enclenche une nouvelle dynamique. Et c’est bien de ça que parle le film : deux personnes, tu as deux êtres vivants. Une seule, c’est juste un type qui a tout du mort-vivant.

Le scénario ne contenant aucune indication sur le passé de votre personnage, lui avez-vous imaginé une histoire antérieure à son crash dans l’Arctique ?

Oui, mais je n’en ai pas parlé à Joe Penna. Lui avait aussi imaginé un passé, mais il l’a gardé pour lui. Je ne voulais surtout pas qu’on ait une scène dans le film style, il se dispute avec sa femme, prend son avion et s’écrase dans la neige. Ça n’aurait servi à rien. L’histoire, c’est celle d’un homme qui veut rentrer chez lui.

AUSSI SUR MSN: Arctic Bande-annonce VO

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