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Air France : hôtesses et stewards attaquent la direction en justice

logo de Le Figaro Le Figaro 20/04/2017 Valérie Collet

Les deux syndicats d'hôtesses et de stewards d'Air France accusent leur direction de déloyauté dans la négociation. Cette action en justice est une première chez les PNC.

figarofr: Air France à nouveau dans la tourmente avec ses hôtesses et stewards. © PHILIPPE WOJAZER/REUTERS Air France à nouveau dans la tourmente avec ses hôtesses et stewards.

Le ton est monté d'un cran entre les syndicats d'hôtesses et de steward d'Air France et leur direction. Mercredi, l'intersyndicale PNC, constituée autour du SNPNC et de l'Unsa, a assigné en référé la direction d'Air France devant le Tribunal de grande instance de Bobigny pour «déloyauté dans la négociation», soulignent les syndicats dans un communiqué. À l'origine de plusieurs mouvement sociaux ces derniers mois, le SNPNC et l'Unsa expliquent vouloir «sanctionner le comportement» de la direction. Ils lui ont deux griefs. D'une part, les dirigeants ont cherché à «imposer» un «accord collectif dégradé» aux hôtesses et stewards d'Air France ; d'autre part, à créer une nouvelle compagnie, Boost, «avec comme unique but d'employer des PNC low-cost et d'accaparer progressivement l'ensemble des réseaux moyen et long-courriers d'Air France.»

Les hôtesses et les stewards de la compagnies devaient ces derniers mois négocier un nouvel accord collectif. Celui qui est actuellement en vigueur sera caduc fin avril. Mais le SNPNC et l'Unsa avaient fixé deux conditions pour entrer dans les discussions: pas question de fournir des efforts supplémentaires et d'accepter le projet de création de la filiale à bas coûts d'exploitation Boost. Ce projet prévoit en effet de recruter des personnels navigants commerciaux (PNC) dont les conditions de rémunération seront inférieures à celles d'Air France.

N'ayant pas été entendus, les deux syndicats sont refusé de participer à l'élaboration du nouvel accord finalement signé par un seul syndicat représentatif, l'Unac (30% des voix).

Un «passage en force»

À la fin de la semaine dernière, la direction d'Air France a fait circuler une note indiquant que l'accord destiné aux hôtesses et stewards, qui entrera en vigueur le 1er mai, reprendra les principales dispositions du précédent (mode de calcul de la rémunération, évolution de carrière, jours de congé annuels, rythme et nombre de jours «off» pour le moyen courrier et nombre de jours «off» pour le longt courrier). Une décision considérée par les deux syndicats contestataires comme un «passage en force».

Ces deux syndicats observent aussi avec amertume les négociations menées en parallèle par la direction et les syndicats de pilotes pour donner naissance à Boost. Ils n'ont pas été consultés puisqu'ils n'y sont pas associés.

La direction d'Air France a toujours justifié ce choix en expliquant que les hôtesses et steward d'Air France ne pourraient jamais voler sur Boost: l'écart de rémunération serait trop grand avec les PNC de la future compagnie. En effet, les coûts des personnels navigants constituent le principal levier d'économies afin de renouer avec la rentabilité sur les lignes déficitaires ou abandonnées par Air France.

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