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Après le fiasco des installations, les Vélib' seront gratuits en février

logo de BFM Business BFM Business 07/02/2018 N.G. avec AFP
200 stations étaient opérationnelles fin janvier, très loin des 600 prévues pour le 1er du mois. © Guillaume Souvant - AFP 200 stations étaient opérationnelles fin janvier, très loin des 600 prévues pour le 1er du mois.

Le service francilien de vélo en libre-service, dont le nouveau prestataire n'a pas réussi à assurer ses engagements d'installation, sera gratuit en février et peut-être en mars, ont décidé les élus de Paris.

Le service de vélo en libre-partage Vélib', dont le "fiasco" a été largement dénoncé par l'opposition de droite au Conseil de Paris, sera gratuit en février et peut-être en mars, a décidé mercredi un vote des élus parisiens.

Ce voeu, qui sera formellement présenté au Syndicat Autolib' Vélib' Métropole qui gère le service et où la Ville de Paris est majoritaire, demande le remboursement de février et une prolongation en mars de la mesure "si la moitié des stations n'étaient pas mises en service au 1er mars".

La Ville demande également un déploiement en priorité des vélos dans les "secteurs les plus fréquentés", une communication renforcée de l'opérateur Smovengo et une nouvelle présentation d'étape aux élus début mars.

Un raté industriel

Le Vélib' du consortium Smovengo qui prend la suite du groupe JCDecaux, connaît de larges ratés, avec un nombre de stations opérationnelles - 200 fin janvier - très éloigné de l'objectif initial de 600 stations au 1er janvier et de 1400 fin mars, soit 20.000 Velib' dont 30% électriques.

"L'exécutif n'est pas satisfait de la prestation rendue", a affirmé Christophe Najdovski, adjoint EELV aux Transports de la maire PS de Paris Anne Hidalgo, en qualifiant la situation "d'inacceptable". L'opposition de droite avait auparavant dénoncé le "fiasco" de l'installation du nouveau Velib'.

Ce "raté industriel concerne le quotidien de milliers de Parisiens", a regretté Julie Boillot (LR) en affirmant que le syndicat n'avait "pas assuré le pilotage" de l'opération et que la Ville n'avait pas "suffisamment pressé le groupe JCDecaux dans la dépose de ses stations".

Pour Maud Gatel (UDI-Modem), "tout a été dit sur ce fiasco", a insisté l'élue en dénonçant la "légèreté coupable dont la Ville a fait preuve dans la gestion du projet et l'opacité de mise face aux retards qui n'ont été ni anticipés ni traités".

Plusieurs groupes avaient proposé soit trois mois gratuits, soit une gratuité tant que la moitié des stations n'étaient pas installées ou un audit sur le marché passé.

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