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Bitcoin, Forex, CFD... Attention aux placements originaux !

logo de Capital Capital 08/02/2018

Mauvaise passe pour les CFD, les options binaires et les paris sur le Forex : alors que ces produits ne peuvent plus, depuis 2017, être promus à la télévision, à la radio et sur Internet, ils ont été supplantés, en matière d’émotions fortes, par le bitcoin, au cours décuplé en un an !

Bitcoin, Forex, CFD... Attention aux placements originaux !t © Pixabay Bitcoin, Forex, CFD... Attention aux placements originaux !t

"Le marché de cette monnaie n’est toutefois pas régulé, et ses variations souvent irrationnelles", prévient Julien Maldonato, associé-conseil chez Deloitte. Comme avec les autres produits ici évoqués, la cryptomonnaie doit donc être maniée avec prudence, pour une faible part de son patrimoine.

CFD (contrats sur la différence)

Gain : lié à l’effet de levier utilisé (jusqu’à 200 fois).
Perte potentielle : 100% du capital, parfois plus.
Durée de détention : de quelques heures à quelques mois.
Produit affichant pour 2018 un potentiel de gain en baisse.
Sous le feu des critiques et d’un contrôle réglementaire accru, les promoteurs de CFD (ou "contrats sur la différence"), comme CMC Markets, FXCM, IG ou Saxo Banque, jouent la prudence. "L’été dernier, au plus fort des tensions entre les États-Unis et la Corée du Nord, nous avons temporairement divisé par deux les effets de levier autorisés", assure ainsi Gilles Monat, directeur général de Saxo Banque. Histoire d’éviter aux épargnants de perdre trop vite leur chemise. En cas de fort décalage de cours, à la baisse si vous aviez parié sur une hausse, ou à la hausse si vous visiez une baisse, votre compte pourra se retrouver en "appel de marge", et votre position être coupée.
Fiscalité. Les gains sont soumis aux 17,2% de prélèvements sociaux, ainsi qu’à l’impôt sur le revenu, via un prélèvement au taux forfaitaire de 12,8%. Sur option globale, ils peuvent être imposés au barème de l’impôt sur le revenu.

Produits de Bourse à effet de levier

Gain : lié à l’effet de levier utilisé (de 2 à 15 fois la mise).
Perte potentielle : 100% du capital.
Durée de détention : de quelques jours à quelques semaines.
Produit affichant pour 2018 un potentiel de gain stable.
Cotés sur Euronext et, à ce titre, éligibles à n'importe quel compte-titres, ces produits nécessitent une attention de tous les instants. À commencer par les turbos, qui ont la particularité d’être dotés d’une barrière désactivante, qui fait tomber leur valeur à zéro en cas de franchissement. "Plus le levier est fort, plus la durée de détention doit être brève, de quelques heures à quelques jours", indique Sébastien David, responsable des produits de Bourse France à la Société Générale (SG CIB). Quant aux warrants, émis pour trois à vingt-quatre mois, ils voient leur valeur fluctuer selon le cours du sous-jacent, mais aussi le temps restant avant l’échéance. Les plus simples de ces produits restent les certificats à levier. Ainsi, un certificat CAC 40 x 10 gagnera 10% si l’indice s’apprécie d’un modeste 1% au cours de la séance. Mais perdra 10% si ce même indice recule d’à peine 1%. Pour dormir tranquille, mieux vaut donc solder sa position en fin de journée.
Fiscalité. Celle des CFD. 

Devises sur le marché du Forex

Gain : lié à l’effet de levier utilisé (jusqu’à 200 fois).
Perte potentielle : 100% du capital.
Durée de détention : de quelques heures à quelques jours.
Produit affichant pour 2018 un potentiel de gain stable.
Euro-dollar, livre sterling-dollar, dollar-yen ou encore euro-livre sterling : les paires de devises ne manquent pas pour qui souhaite s’aventurer sur le gigantesque marché mondial des changes. Prudence cependant, car les établissements permettant de le faire, souvent les mêmes que ceux spécialisés dans les CFD, leur associent parfois un effet de levier allant jusqu’à 200. Trop élevé : dans la pratique, mieux vaut le limiter à un multiple de 5 à 10, et ne tenir ses positions que quelques jours au maximum. Le cours des devises peut en effet varier brusquement, même s’il s’agit de monnaies comme l’euro (+ 12% en 2017 face au dollar) ou la livre sterling (+ 7% face au dollar). Avant d’investir, référez-vous aussi à la liste noire des intermédiaires peu scrupuleux, tenue à jour sur son site par l’Autorité des marchés financiers. Elle comptait encore une centaine de noms dernièrement.
Fiscalité. Celle des CFD.

Bitcoin et autres cryptomonnaies

Gain : + 900% pour le bitcoin.
Perte potentielle : 100% du capital.
Durée de détention : de quelques jours à quelques mois.
Produit affichant pour 2018 un potentiel de gain en baisse.
Bitcoin, mais aussi Ripple, Dash ou Ethereum : on ne compte plus les cryptomonnaies, ces devises générées par un algorithme, dont on peut retracer les échanges via un registre crypté et décentralisé. Et si leur potentiel de gain est maximal, le risque l’est tout autant. Le cours du bitcoin peut ainsi varier de 30% en moins d’une semaine. Quant aux intermédiaires, ils manquent souvent de fiabilité. "Certaines plates-formes opèrent depuis Chypre ou l’Estonie, à la réglementation moins stricte", précise Julien Maldonato. Vous risquez alors de vous faire dérober les bitcoins, stockés dans des portefeuilles électroniques (les "wallets"). Ou de vous faire escroquer, comme lors de la faillite suspecte de MtGox en 2014. Comme l’a rappelé l’AMF, aucun fonds de garantie ne couvrira alors la perte. Seul moyen de se protéger de cet aléa : passer par un tracker, répliquant le cours de la devise.
Fiscalité. Si vous investissez en direct, les gains, relevant de la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC), sont soumis aux 17,2% de taxes sociales, puis au barème de l’impôt sur le revenu.


Aline Legrand

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