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Les bénéfices des entreprises du CAC 40 en hausse de 24% en 2017

logo de Le Figaro Le Figaro 08/03/2018 AFP agence, Le figaro.fr

Avec la publication des résultats d'Engie ce jeudi , le bénéfice net cumulé des sociétés du CAC 40 atteint 94,37 milliards d'euros, conformément aux prévisions. L'automobile, l'aéronautique et le luxe sont particulièrement en forme.

figarofr: Olivier Brandicourt, PDG de Sanofi. L'entreprise a dégagé 8,4 milliards d'euros de bénéfices en 2017. © ERIC PIERMONT/AFP Olivier Brandicourt, PDG de Sanofi. L'entreprise a dégagé 8,4 milliards d'euros de bénéfices en 2017.

Comme l'annonçait Le Figaro, les entreprises du CAC 40 ont dégagé près de 95 milliards d'euros de bénéfices nets en 2017, un chiffre en forte progression comparé à 2016. Cela représente une hausse de 24,1% par rapport au bénéfice total de 76 milliards d'euros qu'avaient dégagé les 40 entreprises du CAC l'an dernier. Le chiffre d'affaires de ces derniers a crû de 5,2% à 1317 milliards d'euros (1251 milliards en 2016).

Pour Christopher Dembik, analyste chez Saxo Banque, les grands groupes français ont bénéficié d'«un contexte extrêmement favorable» et d'«une concordance de facteurs économiques et financiers - taux bas, euro relativement bas - qui expliquent ce dynamisme.» Il juge l'année 2017 «exceptionnelle mais pas record» pour les groupes du CAC 40.

L'automobile, l'aéronautique et le luxe en forme

Le secteur financier est resté l'un des plus gros pourvoyeurs de bénéfices de l'indice vedette de la Bourse de Paris, même s'il a été ralenti par la Société Générale (dont le bénéfice net a reculé de 27,6%). En ajoutant Axa, BNP Paribas et Crédit Agricole, les bénéfices cumulés des banques et des assureurs ont été ramenés de 20,9 milliards d'euros à 20,4 milliards. Interrogé par l'AFP, Christopher Dembik attribue la moindre performance de la Société Générale à de mauvais résultats dans la banque d'investissement et au «processus de restructuration interne qui nécessite un certain temps d'ajustement.»

Dans la filière énergétique, la somme des bénéfices d'Air Liquide, Engie, Schneider Electric, Total, Veolia et TechnipFMC atteint 13,9 milliards d'euros, en nette hausse par rapport aux 9,5 milliards de l'année précédente. TechnipFMC est la seule entreprise de la filière à régresser, avec un repli de 70,8% de son bénéfice net à 100 millions d'euros. Après une perte de 415 millions d'euros en 2016, Engie est repassé dans le vert en 2017 avec un bénéfice de 1,4 milliard d'euros.

Du côté de l'automobile, le bénéfice cumulé de Renault, Peugeot, Michelin et Valeo est passé en un an de 7,7 milliards à 9,6 milliards d'euros. De bons résultats dus à «des parts de marché reconstituées à l'international», selon Christopher Dembik. Valeo est la seule entreprise du secteur à avoir vu son bénéfice se replier, passant de 925 à 886 millions d'euros.

L'année 2017 a été un grand cru pour l'aéronautique, Safran et Airbus voyant leur bénéfice net s'envoler respectivement de 151% à 4,8 milliards d'euros et de 188,7% à 2,9 milliards. Porté par Kering, en hausse de 119,6% à 1,8 milliard d'euros, le luxe (L'Oréal et LVMH) a vu ses bénéfices passer de 7,9 milliards à 10,5 milliards d'euros. Dans l'agroalimentaire, Danone a bondi de 42,6% (2,453 milliards d'euros) et Pernod de 17,4% (1,654 milliard). Le total des bénéfices nets du secteur est en conséquence passé de 3,1 à 4,1 milliards d'euros. Quant au BTP, Bouygues (+48,2%) et Vinci (+9,7%) ont porté les profits du secteur à 3,8 milliards d'euros. Publicis, qui était avec Nokia la seule entreprise du CAC 40 déficitaire en 2016, est revenu en territoire positif l'an dernier avec un résultat positif de 862 millions d'euros. Carrefour et LafargeHolcim ont en revanche basculé dans le rouge, avec des pertes respectives de 531 millions et 1,5 milliard d'euros.

Sanofi en tête des bénéfices, avec 8,4 milliards d'euros

Au classement des bénéfices, Sanofi arrive en tête avec 8,4 milliards d'euros, devant BNP Paribas (7,9 milliards), Total (7,7 milliards), Axa (6,2 milliards) et LVMH (5,1 milliards). Pour 2018, Christopher Dembik n'a «aucune inquiétude en France et en Europe». Il se réjouit du taux de change actuel, favorable, et d'un endettement «convenable» des grandes entreprises françaises. Seuls points noirs, «la guerre commerciale qui pourrait être commencée par les États-Unis et le ralentissement chinois, très marqué», conclut l'analyste.

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