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Un boulanger condamné à une amende pour avoir… trop travaillé

logo de Capital Capital 13/03/2018 Alexandre LOUKIL


Un boulanger de Lusigny-sur-Barse (Aube) a été condamné fin 2017 à payer une amende de 3000 euros pour avoir ouvert son commerce sept jours sur sept l'été dernier. Une pétition a été lancée pour faire annuler la décision.

Un boulanger condamné à une amende pour avoir… trop travaillét © Pixabay Un boulanger condamné à une amende pour avoir… trop travaillét

Travailler plus pour gagner moins. Cédric Vaivre en a fait l’expérience. Ce boulanger installé à Lusigny-sur-Barse (Aube) a été condamné fin 2017 à payer une amende de 3.000 euros par la Direction régionale des entreprises de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi. La raison : il a osé ouvrir son commerce commerce 7 jours sur 7 l'été dernier, rapporte notamment Est éclair. Deux arrêtés préfectoraux - rédigés en 1994 et en 2000 - imposent en effet un jour de repos à tout commerçant du département. Une pétition lancée fin février par deux habitantes de Lusigny - déjà disponible en ligne - sera bientôt déposée en mairie et dans les commerce pour soutenir le mitron.

L’amende, fixée en fonction de la situation économique et du nombre de salariés, sera par ailleurs dure à contester, comme le concède Frédéric Amiot, président de la Fédération patronale de la boulangerie-pâtisserie de l’Aube : “Juridiquement, la seule option qui existe, ce serait pour lui d’ouvrir une seconde boulangerie, avec un jour de fermeture hebdomadaire différent” confie-t-il à Est éclair. Le maire, Christian Branle, a lui fait connaître son incompréhension, estimant que « sur une zone touristique, cela semble indispensable que l’on puisse avoir un commerce ouvert tous les jours pendant l’été”. Et d’ajouter qu’il n’y a “rien de pire que des commerces fermés lorsqu’il y a des touristes”. L’élu compte prendre rendez-vous avec le préfet pour modifier la règlementation départementale.

Quant à Cédric Vaivre, il assure que la démarche avait pour but de répondre à la demande des clients : “On souhaite juste pouvoir ouvrir l’été, pas toute l’année” se défend-il. A l’été 2015, il avait d’ailleurs bénéficé d’une dérogation en ce sens.

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