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Assurance chômage : ça bloque (encore) sur les contrats courts, la négociation reportée

logo de Capital Capital 23/01/2019 La rédaction Capital

Même si le patronat a présenté des propositions alternatives à l'occasion d'une nouvelle séance de négociation dédiée aux contrats courts, mardi 22 janvier, aucun consensus n'en est sorti. Le sujet sera de nouveau à l'ordre du jour à l'occasion d'une prochaine réunion le 31 janvier prochain.

Assurance chômage : ça bloque (encore) sur les contrats courts, la négociation reportée © PHILIPPE HUGUEN / AFP Assurance chômage : ça bloque (encore) sur les contrats courts, la négociation reportée

Quatre heure de réunion et peu d'avancées. Les partenaires sociaux ont exposé, mardi 22 janvier, une nouvelle fois leur désaccord sur la régulation des contrats courts par un bonus-malus : une nouvelle séance lui sera dédiée la semaine prochaine. Le patronat a mis sur la table une liste de propositions alternatives jugées floues, voire provocantes par les syndicats dans une négociation de réforme de l'assurance chômage qui sera finalement prolongée jusqu'au 20 février, au lieu de fin janvier.

Certaines des propositions patronales ont été jugées d'emblée inacceptables par les syndicats, comme la suppression des délais de carence, un assouplissement du renouvellement des contrats courts ou l'augmentation des heures complémentaires pour les temps partiels.Mais CFDT, CFTC et CFE-CGC sont ouvertes à l'examen d'autres propositions patronales si elles ne sont pas "qu'incitatives". Notamment la "priorité à l'embauche en contrat long" (à la durée non définie) pour les salariés en "contrats courts récurrents"; la prise en compte de leur ancienneté; l'accès à la formation, au logement et à la mobilité géographique; la définition des secteurs pouvant bénéficier d'un CDD multiremplacement; le retour aux règles sur les CDD d'usage; le développement des groupements d'employeurs...

Le négociateur du Medef, Hubert Mongon, a promis, pour la prochaine séance, de mettre enfin un texte global sur la table "avec trois chapitres": gouvernance du système d'assurance chômage, contrats courts et conditions d'indemnisation des demandeurs d'emploi. Mais cela n'a pas eu l'air de convaincre les syndicats : Denis Gravouil, le négociateur de la CGT, a par exemple critiqué une "course de lenteur qui va dans le mur". Par "lenteur", il entendait sûrement les (déjà) huit séance qui ont été consacrées à la négociation depuis l'automne dernier. 

"Personne n'a de certitude sur le fait que le gouvernement va mettre en place un bonus-malus"

"On commencera la négociation le 31 avec un texte patronal", a peut-être tenté de se rassurer Michel Beaugas, en charge de la négociation pour Force ouvrière (FO). "La véritable négociation va commencer le 31. Jusqu'ici on n'a pas négocié", ont de leur côté déploré Eric Courpotin (CFTC) comme Jean-François Foucard (CFE-CGC). Hubert Mongon, le négociateur du Medef, se veut tout de même optimiste : "on rentre dans la phase finale de négociations", a-t-il notamment jugé. Deux séances supplémentaires sont ensuite prévues les 14 et 20 février pour tenter d'arriver à un accord sur une nouvelle convention d'assurance chômage. Pour rappel, dans sa lettre de cadrage envoyée en amont des négociations, le gouvernement a réclamé entre 3 et 3,9 milliards d'euros d'économies en trois ans.

Par ailleurs, tous les syndicats n'adoptent pas la même défense du bonus malus. Si FO et la CGT l'ont posé comme une condition sine qua non à la signature de tout accord, la CFTC et la CFDT se sont dites cependant prêtes à mettre en balance le bonus-malus avec la douzaine de propositions évoquées mardi par le patronat. "Si les propositions sont convaincantes, faut voir", a jugé Eric Courpotin (CFTC). Même si la négociation ne progresse guère dans leur sens pour l'instant, les syndicats ne veulent pas quitter la table : dans ce cas, l'Etat reprendrait la main. Et Marylise Léon (CFDT) ne veut pas se reposer sur les engagements de l'exécutif. "Personne n'a de certitude sur le fait que le gouvernement va mettre en place un bonus-malus", a-t-elle jugé. 

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