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Mauvaise nouvelle pour Macron, les embauches vont ralentir

logo de Capital Capital 11/09/2018 Sarah Ugolini

À cause du ralentissement de la croissance, les entreprises françaises vont moins recruter au quatrième trimestre. Un coup dur pour l'exécutif.

Mauvaise nouvelle pour Macron, les embauches vont ralentir © AFP/Archives/Philippe Huguen Mauvaise nouvelle pour Macron, les embauches vont ralentir

Rien ne va plus pour l'emploi. C’est ce qu'il faut retenir du baromètre ManpowerGroup dévoilé ce mardi 11 septembre au sujet des perspectives d’embauches des entreprises pour le quatrième trimestre 2018. Le Parisien rapporte en effet que les prévisions de recrutement sont en hausse de seulement 2 %. La France entame ainsi une baisse de trois points par rapport au trimestre précédent et de deux points si on compare le taux à la même période en 2017. Les recrutements seront donc en berne pour cette fin 2018.

"Ce baromètre est en ligne avec le ralentissement de la croissance de l’économie française", analyse dans Le Parisien Alain Roumilhac, président du géant de l’intérim ManpowerGroup France qui a interrogé un millier de chefs d’entreprise. Selon lui, "ils adoptent une attitude prudente" face au "trou d’air" par lequel passe la croissance française depuis le début de l’année. Sur France Inter lundi matin, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire avait d'ailleurs révisé la hausse du PIB "autour de 1,7 % en 2018" au lieu des 2% prévus par le gouvernement.

L’hôtellerie-restauration et le commerce lourdement impactés

Des baisses de recrutement qui touchent autant les grandes entreprises que les très petites (moins de dix salariés). Leur taux d'embauche sont respectivement en baisse de 6 points et de 3 points par rapport au trimestre précédent. Seules les petites et moyennes entreprises (10 à 49 salariés) continuent d'embaucher et bénéficient de perspectives de recrutement qui augmentent de deux points au quatrième trimestre 2018.

Concernant les secteurs de l'économie les plus impactés, ce sont l’hôtellerie-restauration et le commerce qui verront les offres d'emploi réduites de manière drastique. En revanche, dans le secteur de l’électricité, du gaz et de l’eau, les intentions d'embauche résistent avec une progression de 15 points de plus par rapport au troisième trimestre. Les secteurs de la construction et de l’industrie lourde s'en sortent relativement bien également.

>> À lire aussi : 2018, année record pour les intentions d'embauches !

D'un point de vue des disparités territoriales, c’est dans le Nord que les embauches progressent le plus. Dans le Sud, les embauches sont plutôt stables sur un an. C'est la région parisienne qui voit ses intentions de recrutement chuter, avec un recul de 9 points par rapport au trimestre précédent.

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