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Deux fonds publics pour soutenir les sous-traitants automobiles

logo de Boursier Boursier 02/12/2019 Boursier.com

Le gouvernement a annoncé lundi la création de deux fonds publics pour aider les sous-traitants automobiles français. Le premier fonds servira à accompagner la diversification de la filière vers les nouvelles opportunités offertes par l'électrification des véhicules, tandis que le second aidera les sous-traitants les plus fragiles à faire face à d'éventuelles difficultés de trésorerie.

Ils seront alimentés chacun pour moitié par le produit du déplafonnement du malus pour les véhicules émettant plus de 172 grammes de CO2, qui représentera une ressource de 50 millions d'euros.

"Il faut traiter tous ces sujets aujourd'hui et tout de suite, sinon nous sommes menacés de déclassement productif, qui menace l'industrie française", a dit le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, lors d'une journée consacrée à la filière automobile à Bercy.

Chute à la 5ème place

Fort du constat qu'en huit ans, la France est tombée de la deuxième à la cinquième place des pays de production automobile en Europe, Bruno Le Maire a également annoncé le lancement d'une mission visant à évaluer d'ici la printemps prochain les conditions qui permettraient aux constructeurs français de relocaliser en France certains modèles.

Renault et PSA, comme nombre de leurs pairs étrangers, arguent qu'il est difficile de maintenir une fabrication rentable de petites voitures sur le sol français, à l'image des nouvelles Renault Clio et Peugeot 208 assemblées à l'étranger. Le ministre de l'Economie attend des constructeurs qu'ils l'aident à estimer l'ampleur d'éventuelles baisses de certains impôts de production pour qu'ils s'engagent en retour sur un niveau de production en France.

Le ministre a également prôné des rapprochements et des partenariats stratégiques afin que les acteurs de la filière soient mieux armés face à la multiplication des mutations technologiques (disgrâce du diesel, électrification, voiture de plus en plus connectée).

A ce titre, il a insisté sur le renforcement de l'alliance Renault-Nissan et sur le projet de rapprochement entre PSA et FCA. "Ces deux groupes permettent à la France d'avoir deux constructeurs parmi les cinq plus grands constructeurs étrangers", a souligné Bruno Le Maire.

L'ancien ministre et actuel président de la Plateforme de la filière automobile (PFA) Luc Chatel estime que les changements de motorisations menacent directement 15.000 emplois dans l'Hexagone.

Audi et Daimler suppriment des milliers d'emplois en Allemagne

A l'étranger, les grands groupes allemands Audi (groupe Volkswagen) et Daimler ont annoncé ces derniers jours des plans de réduction d'emplois : 9.500 postes vont disparaître d'ici à 2025 chez Audi et "plusieurs milliers" chez la maison mère de la marque Mercedes d'ici à 2022. BMW a indiqué de son côté, jeudi, qu'il avait conclu un accord avec les syndicats du groupe, pour que les salariés renoncent à des primes afin de préserver l'emploi.

Au total, en Allemagne, 50.000 suppressions d'emplois ont été annoncées sur la seule année 2019, d'après un calcul du Center Automotive Research (CAR). "L'industrie automobile se trouve au coeur de la plus grande transformation de son histoire", a souligné Daimler dans un communiqué.

© Reuters
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