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Les producteurs remerciés par Lactalis ont trouvé une nouvelle laiterie

logo de Le Figaro Le Figaro il y a 6 jours Clémentine Maligorne, AFP agence
figarofr: Manifestation de producteurs de lait à Laval (Mayenne), août 2016.© JEAN-SEBASTIEN EVRARD/AFP Manifestation de producteurs de lait à Laval (Mayenne), août 2016.

Après avoir témoigné à charge contre le géant du lait dans un reportage diffusé en octobre dans «Envoyé Spécial» sur France 2, les cinq éleveurs de vaches avaient vu leur contrat de fourniture de lait remis en cause.

La mésaventure des agriculteurs remerciés par Lactalis touche à sa fin. Souvenez-vous. Pour avoir critiqué ouvertement le géant du lait, cinq producteurs avaient reçu le mois dernier une lettre du groupe Besnier, leur signifiant la fin de leur contrat. En cause, leurs témoignages dans le reportage «Sérieusement? Lactalis: le beurre et l'argent du beurre?», diffusé dans l'émission «Envoyé spécial» sur France 2 le 13 octobre dernier. Le porte-parole de Lactalis avait expliqué qu'il n'était «pas possible de poursuivre une relation avec des producteurs qui dénigrent» le groupe.

La médiatisation du sort de ces éleveurs a payé. Une entreprise, la laiterie LSDH, collectera dès l'été prochain le lait de ces cinq éleveurs de vache par l'intermédiaire d'un sous-traitant. Installée à Saint-Denis-de-l'Hôtel dans le Loiret, LSDH est une laiterie coopérative, qui collecte le lait de petites exploitations familiales en difficulté. Leur lait est ensuite distribué sous une nouvelle marque appelée «C'est qui le patron».

Succès du lait équitable

Depuis son lancement en septembre, cette marque de lait équitable rencontre un franc succès. En 4 mois, déjà cinq millions de briques bleues ont été vendues. Aujourd'hui distribué dans les magasins Carrefour, ce lait sera bientôt dans les rayons des magasins Intermarché puis Auchan et Cora. Le prix d'achat - de 99 centimes pour une brique d'un litre de lait UHT demi écrémé - a été fixé par le consommateur. «Ce sont les milliers de Français que nous avons consultés sur internet qui ont déterminé le prix d'achat de 99 centimes et adhéré à ce projet, expliquait récemment au Figaro Nicolas Chabanne, responsable de l'Association des Gueules cassées, à l'origine de cette initiative. Ce prix permet à l'éleveur de vivre dignement de son métier en vendant son lait avec une marge.»

L'été dernier, Lactalis a été la cible d'un mouvement de protestation de la part des agriculteurs. Il était reproché à l'entreprise d'acheter le litre de lait moins cher que les autres laiteries comme Danone ou les Maîtres Laitiers du Cotentin. Connu pour ses marques comme le camembert ou le beurre Président ou Lactel, le groupe est en outre le premier collecteur de lait en France avec 20 % des volumes produits dans l'Hexagone.

Le nouveau contrat des cinq éleveurs prendra effet durant l'été. Mais pas avant. Pour répondre au cahier des charges des consommateurs, les exploitations doivent passer à une alimentation du bétail sans OGM. Or il faut six mois de délais pour pouvoir garantir un lait qui en soit exempt.

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Plus d'info : le figaro.fr

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