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Immobilier - Immobilier : quelles sont les villes qui profitent déjà du Grand Paris ?

logo de Le ParisienLe Parisien 08/11/2018 Odile Plichon (@oplichon)
Le Parisien: Projet immobilier à Bagneux (Hauts-de-Seine) autour de la future gare du Grand Paris Express. (Illustration) © DR Projet immobilier à Bagneux (Hauts-de-Seine) autour de la future gare du Grand Paris Express. (Illustration)

Pour la quatrième année consécutive, le réseau Guy Hoquet publie une étude - que nous révélons ici - sur l’impact du Grand Paris sur plus d’une vingtaine...

Voilà quatre ans que Fabrice Abraham, le directeur général du réseau d’agences immobilières Guy Hoquet, a mis en place un système de veille des villes impactées (ou non) par le projet pharaonique du Grand Paris. Avec 200 km de voies, 68 nouvelles gares et 1 300 communes d’Ile-de-France connectées, cliquez ici. 

Bien sûr, comme le rappelle le professeur d’économie Michel Mouillart, tout n’est pas lié au Grand Paris express : « En banlieue, les prix montent aussi parce que les ménages qui ne sont pas parvenus à acquérir un bien sûr Paris ont jeté leur dévolu sur la petite couronne ». « Aujourd’hui, en première couronne, on est fréquemment à 7 000 € du m2, ce qui est élevé », abonde Yannick Borde, le président du réseau Procivis, présent dans tous les métiers de l’immobilier (promoteur notamment).

Il n’empêche, le Grand Paris commence vraiment à faire bouger les lignes. Si l’on voulait être précis, il faudrait en fait distinguer trois cas de figure. Le premier concerne les villes qui profitent effectivement de ce vaste projet d’infrastructures, car idéalement placées près de la capitale. Parmi les grandes gagnantes, on notera Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), où le m2 moyen atteint 8 621 €, Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), qui sera la première à inaugurer son métro (+ 18 % en un an), Les Lilas (+ 12 %) et Saint-Denis (+ 7 %). « Issy-les-Moulineaux aspire les habitants du XVe qui ne peuvent y acquérir un bien », souligne Fabrice Abraham. De même, Saint-Ouen est la ville d’adoption des « frustrés » du XVIIIe, et Les Lilas accueillent d’anciens habitants du XXe.

Clamart, Drancy et Nanterre de plus en plus prisées

Certaines communes, qui à ce jour faisaient figure d’outsiders, font une entrée fracassante dans ce classement des villes qui gagnent, « et s’imposent comme celles sur lesquelles il va falloir miser à l’avenir », souligne l’étude de Guy Hoquet. On y trouve notamment Clamart (Hauts-de-Seine, + 20 % en un an !), Drancy (Seine-Saint-Denis, + 17 %), Nanterre (Hauts-de-Seine, + 17 %), Athis-Mons (Essonne, + 15 %) et Aubervilliers (Seine-Saint-Denis, + 11 %). Dans toutes ces villes, les prix font un bond, la demande progresse et les délais de vente raccourcissent.

Deuxième catégorie mise en lumière : les villes qui baissent ou dégringolent. En perte de vitesse, Bagneux (Hauts-de-Seine) accuse ainsi une baisse de 3 %, Viry-Châtillon (Essonne) de 4 %, Chaville (Hauts-de-Seine) de 6 %, et Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) de 10 %. A noter, cependant : « pour Chaville et Rueil-Malmaison, il s’agit surtout d’un rééquilibrage après les hausses de 7 % à 9 % par an de ces dernières années », souligne Fabrice Abraham.

«Le Grand Paris permettra à l’Est de rattraper son retard»

Reste, enfin, un troisième groupe : celui des communes à l’encéphalogramme plat. Ici, le Grand Paris express reste un horizon très lointain puisque les futures stations de métro n’ouvriront… qu’en 2030. Impossible pour l’heure de prédire un avenir clair à ces communes telles Vanves (Hauts-de-Seine), où les prix stagnent par rapport à l’année dernière, ou encore Argenteuil (Val-d’Oise) et Sevran en Seine-Saint-Denis (+ 1 %), où le marché immobilier est aussi en petite forme.

Au-delà des évolutions des uns et des autres, Fabrice Abraham a une conviction : à terme, les écarts de prix entre les chics communes de Boulogne, Neuilly, etc. et l’est de Paris, plus populaire, vont sans doute se réduire. Et de faire un pronostic : « Un peu comme le baron Haussmann a reconstruit Paris au XIXe siècle, en passant de douze à vingt arrondissements, le Grand Paris permettra à l’Est de rattraper son retard ».

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