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Comment se sortir d'un mauvais crédit ?

logo de Capital Capital il y a 5 jours Julien Bouyssou
Comment se sortir d'un mauvais crédit ? © Mike Kemp / Getty Images Comment se sortir d'un mauvais crédit ?

Alors que ses taux d’emprunt élevés grèvent son budget, Amal pourra difficilement les renégocier. On a passé au crible le budget de cette mère au foyer.

Une maison avec jardin à Toulouse, suffisamment grande pour permettre la mise en location de l’étage et avec un rez-de-chaussée adaptable à son handicap, évolutif. Le projet d’Amal (photo ci-dessous), concrétisé en 2010, est depuis devenu source d’inquiétude pour cette mère de famille. Entre-temps divorcée, elle assure seule le remboursement des deux prêts, souscrits au taux de 4,05%. Il serait bien sûr possible de trouver moins cher aujourd’hui, mais son banquier ne veut rien savoir. Et pourtant, il y aurait beaucoup à dire sur le montage préconisé à l’époque.

C’est ainsi que seul son ex-mari s’était assuré, pour le seul risque de décès-invalidité. En cas d’incapacité de travail de monsieur, le couple aurait été en fâcheuse posture. Et, alors que le divorce imposerait de désolidariser les prêts, en les mettant au nom de madame, la banque ne pousse évidemment pas à l’opération. Ce n’est pas tout : pour décrocher un PTZ, c’est une double ligne de crédits qui avait alors été mise en place. "Or cette imbrication rend impossible toute modulation à la baisse des échéances", déplore Laurent Perrot, directeur d’agence chez Vous financer. C’est pourtant ce type d’option qui, si les dépenses d’Amal devaient augmenter après une dégradation de son état de santé, serait plus qu’utile.

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© Philippe Guionie pour Capital.Amal Aayd, 35 ans, auxiliaire de vie, mère de deux enfants en garde alternée, vit à Toulouse.

Autant dire qu’elle aurait intérêt à remettre à plat tout le montage. Après tout, ses revenus issus, entre autres, des loyers de l’étage, divisé en chambres étudiantes, couvrent les échéances du crédit en rapport. Le problème, c’est que les banques rechignent désormais à tenir compte de tels loyers tirés de la location d’une partie de sa résidence principale. Quant aux revenus d’activité d’Amal, ils sont trop limités (tableau ci-dessous).

Les dépenses et revenus d'Amal :
Revenus d'Amal © Capital Revenus d'Amal

Si bien que son reste à vivre, même évalué à près de 1.000 euros par mois, est insuffisant. "Il faudrait disposer de 650 euros par adulte, plus 400 euros par enfant, soit 1.450 euros au total", détaille Laurent Perrot. Bref, la solution serait, comme Amal cherche à le faire, de retrouver un emploi stable, avec des revenus plus étoffés. L’enjeu sera alors de trouver un assureur, avant de restructurer ses crédits sur une échéance de 25 ans auprès d’un nouvel établissement. A moins que son banquier ne finisse par avoir quelque remords, et par consentir à faire un geste.

Son patrimoine :

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Patrimoine d'Amal © Capital Patrimoine d'Amal

Nos cinq préconisations pour les placements du foyer :

1. Des crédits pas assez souples

Le montage choisi pour acheter la maison, constitué de deux prêts aux mensualités imbriquées, n’est pas adapté au cas d’Amal. Il rend en effet impossible toute modulation des échéances à la baisse. Ce qui, en cas d’aggravation de son état de santé, générant des dépenses supplémentaires, la mettrait en difficulté.

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2. Une épargne qui s’érode

A peine 0,5% : voilà ce que le Livret A aurait dû rapporter si la nouvelle formule de calcul de son taux avait été appliquée à la mi-août. Reste que son rendement actuel de 0,75%, qui restera figé à ce niveau jusqu’en janvier 2020, ne protège pas plus l’épargne en compte de l’inflation, mesurée à 2,3% sur un an en août dernier.

3. Un livret à privilégier

Le revenu fiscal de référence d’Amal, qui bénéficie de 2,5 parts de quotient familial, lui donne en principe droit au LEP, ce livret versant 0,5 point de plus que le Livret A, soit 1,25% net d’impôt. Elle devra y placer en priorité son épargne de précaution, dans la limite du plafond de dépôt, de 7.700 euros.

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4. Une assurance à souscrire

Tenue de rembourser ses crédits, Amal ne peut se permettre un impayé de loyer de la part de ses locataires. Pour se protéger, elle pourra solliciter le dispositif Visale. Ses plafonds de remboursement, même s’ils sont moins élevés que ceux des assurances privées, seront amplement suffisants pour ses chambres étudiantes (voir tableau ci-dessous). Surtout, cette garantie publique est gratuite, et accessible à un plus large public de locataires.

Capital © Capital Capital

5. Un contrat à ouvrir

Amal pourra souscrire une assurance vie, avec option handicap. Elle lui permettra, une fois redevenue imposable, d’obtenir un rabais d’impôt de 25% de ses versements, retenus dans une limite de 1.825 euros par an dans son cas. Quant au capital placé, il n’influencera pas le calcul de ses aides.

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