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Infertilité : les conseils d'une spécialiste pour surmonter l’épreuve du diagnostic

logo de Femme Actuelle Femme Actuelle 08/11/2019 Josephine ARGENCE
Infertilité : les conseils d'une spécialiste pour surmonter l’épreuve du diagnostic © Istock Infertilité : les conseils d'une spécialiste pour surmonter l’épreuve du diagnostic

L'annonce d'une infertilité est un passage compliqué pour les couples voulant des enfants. Une psychologue dévoile six étapes pour les aider à accepter le diagnostic.

La docteur en psychologie Pauline Minjollet a co-écrit un livre avec le docteur Adrien Gaudineau et la journaliste Véronique Deiller : Je veux un enfant, le guide essentiel de la fertilité (éd. Albin Michel). Ils nous donnent leurs conseils pour accepter un diagnostic d’infertilité et des conseils pour surmonter cette épreuve.

Infertilité : le deuil de l'enfant conçu naturellement

Dans le livre, six étapes sont identifiées pour aider les couples à accepter le diagnostic d’infertilité : le choc de l’annonce, le déni, ensuite la colère et la culpabilité, la dépression, l’acceptation et pour finir la reconstruction.

Tous les couples ne passent pas forcément par ces six phases pour accepter le diagnostic. Mais pour notre psychologue, certains sont essentiels : " Ce sont des étapes majeures, mais elles peuvent se passer dans un autre ordre avec une autre temporalité. Elles sont assez similaires aux étapes du deuil, car les parents font le deuil de l’enfant conçu naturellement. Pour moi, le choc est inévitable même quand on s’y prépare. Les couples ont toujours de l’espoir, même quand ils se doutent qu’il y a une infertilité qui va être détectée. Une autre étape nécessaire est celle de la colère et de la culpabilité. Ces deux sentiments montrent une vraie frustration par rapport à l’annonce du diagnostic et à l’injustice de la situation. C’est une colère contre soi, mais également contre les autres, contre son conjoint, contre celui qui porte l’infertilité. Par exemple, si la cause de l’infertilité est masculine, la femme peut en vouloir à son mari et inversement "

Infertilité : l'importance d'en parler avec son conjoint

Quand un des conjoints est en colère contre l’autre après l’annonce du diagnostic, il est inévitable qu’ils en discutent ensemble. " Dans un couple, on n’a pas forcément des points de vues similaires, donc on ne vit pas l’annonce d’une infertilité de la même manière. Il est important que chacun le comprenne. Il n'y a pas une personne du couple qui le vit mieux que l'autre. Souvent, les femmes ont l’impression que leurs conjoints ne prennent pas l’annonce de la bonne façon. Un décalage peut se créer entre eux. "

Le processus d’acceptation est propre à chaque couple, chaque histoire et chaque personnalité. Pauline Minjollet explique qu’il faut prendre son temps suite à la confirmation de l’infertilité : " En général, quand un couple est infertile, ils entrent dans un parcours de procréation médicalement assistée (PMA). Accepter le processus avant de s’y engager permet de mieux vivre la PMA. Plus la PMA est mal vécue, plus l’infertilité l’est aussi ". Suite à l’annonce de l’infertilité, peu de couples abandonnent l’idée d’avoir un enfant. " Avec la PMA, de multiples possibilités s’ouvrent aux couples. En revanche, il y a des personnes qui la vivent très mal, car elles trouvent ces procédures physiquement et moralement trop éprouvantes. Après un, deux voire trois échecs, elles décident d’arrêter les essais " témoigne Pauline Minjollet.

Infertilité : Faut-il en parler à ses proches ?

Après l'annonce d'une infertilité, la psychologue conseille de ne pas se renfermer sur soi-même ou sur son couple. Elle préconise également de s'entourer de personnes bienveillantes. " Pour confier le diagnostic d'une infertilité, il faut avoir confiance en l'autre. Si par exemple, on ne s’entend pas très bien avec sa maman, elle ne va pas forcément à avoir la réaction qu’on attend d’elle. C’est pareil avec les amis. Il est important d’avoir quelques personnes sur lesquelles compter et qui ne vont pas banaliser l'infertilité avec des phrases bateaux ou qui la balayent d'un revers de main comme si ce n'est pas grand chose. "

Merci à Pauline Minjollet, psychologue pauline-minjollet.com

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