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Méningite de l’enfant: un quart des décès seraient évités avec la vaccination

logo de Le Figaro Le Figaro 14/09/2018 Marielle Court

Les conséquences dramatiques -décès ou séquelles graves- des infections bactériennes sévères de l’enfant telles que la méningite pourraient être réduites d’au moins un quart avec la vaccination.

sante © 107014820/sonar512 - stock.adobe.com sante

La faiblesse de la couverture vaccinale pour certaines maladies a des conséquences désastreuses. Trois personnes qui ne pouvaient être vaccinées contre la rougeole sont décédées en France ces derniers mois, contaminées par des malades ayant contracté la maladie faute d’avoir été vaccinés dans leur enfance. Des travaux menés par une équipe de l’Inserm révèlent des conséquences aussi problématiques dans le cas des enfants touchés par des infections bactériennes sévères (méningite, purpura fulminans, choc septique...). Ces maladies peuvent provoquer des séquelles graves (paralysie, perte auditive, épilepsie, amputation) mais aussi des décès de l’enfant. Les chercheurs ont suivi une cohorte d’enfants (âgés d’un mois à 16 ans) entre 2009 et 2014 , dans la région du grand ouest. Les résultats de leurs travaux sont publiés dans la revue Paediatric and Perinatal Epidemiology.

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Il existe deux vaccins (anti pneumocoque et anti méningocoque C) qui protègent contre «les principales bactéries» responsables de ces maladies rappelle l’Inserm. L’objectif des chercheurs était donc de voir parmi les enfants ayant contracté une des infections bactériennes, celles qui auraient pu être évitées par un des deux vaccins. Les conclusions de leurs travaux sont nettes: sur 5 ans 25% des décès et 25% des cas avec séquelles graves auraient pu être évités, soit cinq morts, et un peu plus de trois enfants subissant des séquelles sur les 124 cas étudiés.

«Il y a eu sur cette période 263 enfants admis en réanimation dans les CHU du grand ouest», explique le docteur Élise Launay pédiatre au CHU de Nantes. «Parmi eux, poursuit la chercheuse, 124 ont été hospitalisés suite à une infection liée à un méningocoque ou un pneumocoque». Des infections qui ont provoqué la mort de 20 enfants et entraîné des séquelles graves pour douze autres.

Un taux de vaccination de 39%

À l’époque (2009), les vaccins ne couvraient que 7 sérotypes du pneumocoque (ce nombre est passé à 13 aujourd’hui) pour une centaine recensée. Ils ne concernaient également que le méningocoque C et pas le B. «Mais malgré ces restrictions, il y aurait donc eu moins de décès et d’enfants avec des séquelles graves si le calendrier vaccinal avait été respecté» insiste la pédiatre, également membre de l’équipe de recherche en épidémiologie obstétricale, périnatale et pédiatrique à l’Inserm.

Dans le grand ouest le taux de vaccination était à l’époque de 39%, «soit un taux similaire à la moyenne nationale» souligne la chercheuse. Aujourd’hui, la vaccination contre les deux bactéries est devenue obligatoire sur l’ensemble du territoire pour tous les enfants nés depuis le 1er janvier 2018. Pour les enfants qui sont nés avant «il est fondamental d’appliquer les recommandations actuelles de rattrapage» insiste l’Inserm.

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