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Thon en boîte : ses dangers cachés

logo de Medisite Medisite il y a 4 jours Medisite
Thon en boîte : ses dangers cachés © Medisite Thon en boîte : ses dangers cachés

Les poissons dits « gras » nous apportent des acides gras essentiels et des protéines de bonne qualité. Parmi les plus prisés, il y a le thon. Mais sa consommation doit être limitée, parce qu’il peut présenter certains dangers pour la santé. Explications avec Béatrice de Reynal, docteur en nutrition.

Des métaux lourds dans le thon en boîte

Tout part d’un constat : l’association 60 millions de consommateurs en 2016 a passé au crible près de 130 produits à base de poisson consommés régulièrement, comme le thon en boîte, le surimi ou les sushis. Parmi les 15 boîtes de thon analysées, il a été relevé dans toutes du mercure, du méthylmercure, et de l’arsenic à des doses variables, ainsi que du cadmium.

C’est dû à quoi ? « Le mercure est utilisé dans l’exploitation minière, la métallurgie, la transformation de pâte à papier, la combustion des déchets et des combustibles fossiles en particulier. Très volatil sous sa forme élémentaire, sa transformation chimique le rend toxique et facilement absorbable par l’organisme.

S’il est présent à de faibles concentrations dans l'eau ou les sédiments sous sa forme méthylée, appelée méthylmercure, il peut se concentrer très fortement dans les organismes aquatiques. Les poissons carnivores (thon, saumon, espadon, anguille, carpe...) sont des espèces bio-accumulatrices de pesticides, résidus et métaux lourds car leur corps ne peut pas les éliminer. La consommation de poisson constitue la principale source d'exposition alimentaire de l'homme au méthylmercure. », explique Béatrice de Reynal.

Quelle incidence sur notre santé ? Le mercure s’élimine difficilement de l’organisme et provoque des problèmes de santé. Ces substances toxiques peuvent affecter le système nerveux central, le système immunitaire, le système digestif, et augmenter les risques de cancer. Le méthyle de mercure, un dérivé, est particulièrement dangereux pour le fœtus et les enfants, parce qu’il peut impacter sur leur développement neurologique. Une trop grosse quantité de mercure augmente également les risques de crise cardiaque et endommage le cerveau, provoquant ainsi des problèmes de concentration et autres troubles cognitifs.

Cependant, « en évaluant le rapport risques/bénéfices, la consommation de poissons reste bienfaitrice et apporte des acides gras essentiels, des protéines de haute qualité biologique, des vitamines, des minéraux et oligoéléments. »

Tout dépend du thon choisi et de sa provenance

© Istock

L'appellation « thon » désigne toute une variété d'espèces (thon rouge, germon, albacore, listao…) et ces poissons sont de poids, de couleur, de grosseurs différentes. Certains sont plus rares que d'autres, certains plus recherchés, car ils présentent un goût plus fin.

Lesquels préférer ? « Choisissez les thons blancs ou jaunes contenus dans les boîtes de nos rayons en France. Ils sont sauvages, pêchés en Atlantique et moins sujets à la pollution. Certains thons issus d’élevage présentent plus de risques de pollution car très proches des côtes, où se trouvent les sources de métaux lourds. Ces risques sont aussi plus importants dans les élevages en Asie où la réglementation sur l’environnement et les eaux résiduelles des industries est bien moins contraignante qu’en Europe. », explique Béatrice de Reynal.

Des précautions particulières pour les femmes enceintes et les enfants

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Le Programme National Nutrition Santé (PNNS) recommande de consommer du poisson deux fois par semaine, dont les poissons dits gras comme le saumon, le maquereau, la sardine, l’anchois, la truite fumée, le hareng…

Pour minimiser le risque de pollution, préférez varier les poissons et leur format. Les sardines crues ou à l’huile préparées en France sont pêchées en Atlantique ou en Méditerranée. Elles sont bien plus riches en Oméga 3 que le thon, puisqu’elles sont aussi plus grasses (9%).

Des précautions particulières : « elles concernent les femmes enceintes et allaitantes et les enfants de moins de 30 mois. Pour eux, on déconseille les poissons les plus bioaccumulateurs : requins, lamproies, espadons, marlins et sikis (variété de requin) », explique Béatrice de Reynal.

Par quoi peut-on le remplacer ?

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Les poissons « gras », encore nommés poissons bleus, représentent une source majeure en protéines et en acides gras Oméga 3, qui jouent un rôle majeur dans le développement des organes, protègent le système cardio-vasculaire, et présentent un rôle anti-inflammatoire et préventif du cancer.

Vous pouvez donc remplacer le thon par d'autres poissons gras, comme la sardine, le maquereau, le hareng… qui sont les plus riches en Oméga 3.

Autre solution, « prenez des poissons blancs ou des fruits de mer et ajoutez en fin de cuisson un peu d’huile de noix ou de colza, très riche en Oméga 3, ou quelques graines de lin. », conclut Béatrice de Reynal.

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