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Un Tour plus serré que jamais !

logo de Sports.fr Sports.fr il y a 6 jours François Tesson

Après deux semaines de course, seulement 29 secondes séparent les quatre premiers du classement général, Christopher Froome, Fabio Aru, Romain Bardet et Rigoberto Uran. Ce Tour de France est plus indécis que jamais.

Tour de France: Rigoberto Uran, Romain Bardet et Fabio Aru font la guerre à Christopher Froome pour le Maillot Jaune. © Reuters Rigoberto Uran, Romain Bardet et Fabio Aru font la guerre à Christopher Froome pour le Maillot Jaune.

Voilà désormais deux semaines que le Tour de France s'est élancé de Düsseldorf, et après pratiquement soixante heures de course (pour les meilleurs), les écarts sont infimes au sommet du classement général. Pensez donc, seulement 29 petites secondes séparent le leader, Christopher Froome, du quatrième, Rigoberto Uran, soit l'écart le plus faible jamais enregistré à ce stade de la course. A titre de comparaison, après 14 étapes, Froome possédait lors de ses trois année victorieuses entre 1'47" et 3'10" d'avance sur son dauphin (Mollema en 2016, Quintana en 2015), et au moins 2'48" de marge sur le quatrième (Kreuziger en 2013).

Tout est extrêmement ouvert, donc, même si Froome reste encore le grand favori, et pas seulement parce qu'il a repris le Maillot Jaune, samedi, à Fabio Aru, lors de l'arrivée à Rodez. Le Britannique est le plus expérimenté, il a l'équipe la plus forte autour de lui (et de loin), et il est surtout le meilleur rouleur parmi les favoris, ce qui lui confère un avantage virtuel avec le contre-la-montre de Marseille, la veille de l'arrivée à Paris. Mais "Froomey" nous avait habitués à assommer le Tour d'entrée, dès la première arrivée en altitude (Ax-Trois Domaines, Pierre Saint-Martin), avant de gérer son avance en troisième semaine, en connaissant parfois des petits coups de moins bien. Cette année, il a déjà montré quelques signes de faiblesse à Peyragudes qui, s'il s'est repris les deux jours suivants, ont aiguisé l'appétit de ses rivaux. Qu'en sera-t-il cette fois-ci ?

Bardet plus fort que l'an passé

Les adversaires de Froome, en tout cas, sont identifiés. Fabio Aru (2e à 18'') a frappé le premier en s'imposant à la Planche des Belles Filles, et il a ravi durant 24 heures le Maillot Jaune à Froome. L'Italien est un grimpeur fuoriclasse, mais il va devoir se débrouiller seul. Son équipe Astana, plombée par les abandons de Fuglsang et Cataldo, est d'une faiblesse insignifiante. Le Sarde savait qu'il serait peu soutenu en montagne, mais même dans une arrivée comme celle de Rodez, il a été laissé à l'abandon. Obligé de lutter pour se replacer dans un final tortueux, il a payé l'addition en cédant 25 secondes à Froome en 500 mètres. A-t-il aussi manqué de jambes ? Il faut se rappeler qu'Aru était prévu sur le Giro avant de devoir renoncer, en raison d'une blessure au genou. Sa préparation n'était peut-être pas optimale en vue de ce Tour, même si il marche très fort depuis le départ.

Romain Bardet (3e à 23''), lui, a axé sa saison sur la Grande Boucle. Il est plus fort que l'an passé, où il avait terminé deuxième, mais il faut se souvenir qu'il était à Paris plus loin de Froome au général (+4'05") que du dixième, Kreuziger (3'06" d'écart), et l'Auvergnat avait dû sa place sur le podium à son audacieuse attaque dans la descente du Col de Domancy, qui lui avait permis de faire la différence dans un Tour déjà très serré. Cette fois, le vainqueur de Peyragudes rivalise pleinement à la pédale avec Froome et les autres, preuve qu'il a franchi un cap physiquement, à 26 ans. Depuis le chrono inaugural, il n'a jamais perdu de temps sur le premier du classement général, hormis à Chambéry où Froome lui a soufflé 4 secondes de bonifications. Comme il n'a jamais craqué en troisième semaine du Tour, depuis le début de sa carrière, tous les rêves lui sont permis, même si ses lacunes contre-la-montre vont l'obliger à attaquer pour prendre de la marge. Ce n'est pas un problème, puisque le leader d'AG2R-La Mondiale a le goût de l'offensive, mais Bardet sera étroitement surveillé.

Dans cette course au Maillot Jaune, il ne faut surtout pas enterrer le Colombien Rigoberto Uran (4e à 29''), qui court au millimètre, sait grappiller des secondes dès qu'il le peut, et qui fait preuve d'une régularité sans faille depuis deux semaines. Et allez savoir si le marquage entre les quatre premiers, inséparables lors de l'étape de Foix, ne va pas profiter à Mikel Landa (5e à 1'17"), Dan Martin (6e à 1'26") ou pourquoi pas Simon Yates (7e à 2'02"), tous plus en jambes que Nairo Quintana (8e à 2'22"). Absolument rien n'est à exclure. Après cinq ans de Tour de France sans suspense pour la victoire finale, on ne peut que s'en réjouir.

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