Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

Federer, retour à la case miracle

logo de Sport24 Sport24 13/01/2018 Jean-Julien Ezvan
sport24 © Panoramic sport24

Le Suisse, récent vainqueur de la Hopman Cup, a fait le plein de confiance avant de défendre sa couronne à Melbourne. Dans la peau de favori. À 36 ans.

En déambulant, ce mardi, dans les entrailles de Melbourne Park, Roger Federer semblait, à l’occasion de son retour, marcher sur un coussin d’air. L’Open d’Australie, le tournoi qui a tout relancé, où tout a recommencé. Tout avait été dit et écrit sur le Suisse à la carrière XXL. Tout, ou presque… En janvier dernier, après six mois d’interruption, Roger Federer, 17 joueurs mondial retrouvait la lumière crue de la compétition. Sans filet, après six mois passés à soigner un genou douloureux. Il lui fallait essayer de reprendre place dans un train lancé à vive allure. Périlleux. Pour retrouver la trace d’un joueur portant le n°17 sacré en Grand Chelem, il fallait remonter jusqu’en 2002. Pete Sampras était alors au crépuscule de sa carrière, à l’US Open.

Roger Federer devait d’abord enchaîner deux victoires, pour ne pas se retrouver éjecté du Top 30. Après l’Autrichien Jurgen Melzer (en 4 sets), il écartait l’Américain Noah Rubin. Place ensuite à la chevauchée fantastique emportant le Tchèque Tomas Berdych (en 3 sets), le Japonais Kei Nishikori (6-3 au 5 set), la fin du parcours-surprise de l’Allemand Mischa Zverev, avant de son dominer son complice Stan Wawrinka. Puis de faire plier, en finale, son meilleur ennemi Rafael Nadal (après avoir été mené 3-1 dans le 5 set). Sa première victoire en finale de Grand Chelem contre l’Espagnol depuis 2007 (à Wimbledon). Son premier sacre en Grand Chelem depuis Wimbledon, en 2012. Federer, sublime phénix.

Le Suisse n’est ensuite jamais redescendu de son nuage, ne déplorant que 5 défaites (le Russe Evgeny Donskoy au 2 tour à Dubaï, Tommy Haas au 2 tour à Stuttgart, Alexander Zverev en finale à Montréal, Juan-Martin Del Potro en quarts de finale de l’US Open et David Goffin en demi-finales du Masters) en 50 matches (6 titres), de Dubaï au Masters. Son relâchement, son plaisir, son désir de ne pas s’éparpiller (impasse assumée sur la saison de terre battue ; 12 tournois joués) lui ont offert de multiplier les tours de magie pour retrouver les sommets et de coiffer de nouveaux lauriers avec deux nouveaux Grands Chelems pour porter son total à 19 (et 3 Masters 1000, pour un total de 27). Soit une marche au-dessus du légendaire golfeur du golfeur Jack Nicklaus, lauréat de 18 majeurs entre 1963 et 1986.

Jean-Paul Loth, consultant sur Eurosport résume : «J’ai fait partie des gens qui n’ont jamais cru que Federer était cuit. Je disais que Federer avait connu quelques difficultés parce qu’il était blessé mais que son type de jeu allié à une envie qui perdurerait, tant il donne l’impression qu’il a toujours envie, ne me laissait pas imaginer qu’il allait baisser de niveau pour être 25e mondial. En revanche ce qu’il a réussi en 2017, je ne le prévoyais pas. Je l’imaginais jouer très bien, se glisser dans les cinq premiers mondiaux mais gagner ce qu’il a gagné mais surtout jouer comme il a joué en 2017 car c’est le meilleur tennis que je lui aie vu produire, je trouve ça exceptionnel, je ne sais même pas comment c’est possible. Heureusement que je suis assis dans mon fauteuil, sinon je m’écroulerais…»Federer ou une sublime histoire sans fin. Le Suisse a vu ses contemporains (Ferrero, Hewitt, Roddick…) arrêter. La génération suivante (Djokovic, Murray) coincer. Et les jeunes tarder à éclore. Plus libre que jamais, l’homme aux semelles de vent est prêt à plonger dans l’arène. Là où tout a recommencé…

Publicité
Publicité

Plus d'infos : Sports24.fr

Publicité
Publicité
Publicité
image beaconimage beaconimage beacon