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Fifa: Platini veut que la justice française enquête sur sa chute

logo de AFPAFP il y a 4 jours
Michel Platini lors d'un match de L1 entre Nancy et Saint-Etienne, à Marcel Picot, le 20 mai 2017 © Fournis par AFP Michel Platini lors d'un match de L1 entre Nancy et Saint-Etienne, à Marcel Picot, le 20 mai 2017

Quelqu'un a-t-il voulu "criminaliser artificiellement Michel Platini pour le mettre hors-jeu" de la course à la présidence de la Fifa? L'ancien N.10 le croit et a porté plainte contre X auprès de la justice française, avec toujours au coeur des débats le fameux paiement de 2 millions de francs suisses.

"Dénonciation calomnieuse" et "association de malfaiteurs en vue de commettre le délit de dénonciation calomnieuse": c'est ce pour quoi l'ex-président de l'UEFA (2007-15) a déposé plainte auprès du tribunal de grande instance de Paris.

"Cette plainte est en cours d'analyse" par le parquet de Paris, qui devra ensuite décider s'il ouvre ou non une enquête sur les faits dénoncés, a indiqué à l'AFP une source judiciaire.

- "Entrelacs des responsabilités" -

"L'enquête, compte tenu des éléments factuels contenus dans la plainte, pourra très vraisemblablement déterminer tout l'entrelacs des responsabilités" dans une action visant à "criminaliser artificiellement Michel Platini pour le mettre hors-jeu" de la course à la présidence de la Fifa en février 2016, a exposé à l'AFP son avocat Me William Bourdon, confirmant une information du Monde.

Le quotidien du soir révèle dans son édition datée de samedi que le camp Platini suspecte une fuite interne à la Fifa, pour expliquer l'ouverture par la justice suisse en 2015 d'une enquête sur le fameux versement de 2 millions de francs suisses (1,8 millions d'euros) par la Fifa à Platini en 2011 comme rétribution d'un travail de conseiller achevé en 2002. Un dossier dans lequel l'ancien N.10 de la Juventus Turin est entendu comme témoin assisté.

Dans la foulée, la justice interne de la Fifa avait condamné l'ancienne star de l'équipe de France à 8 ans de suspension d'activité en lien avec le football, sanction ramenée à 4 ans par le Tribunal arbitral du sport (TAS).

Les défenseurs de Platini s'interrogent notamment sur le rôle de l'ancien président de la Fifa, Sepp Blatter. "Je trouve que ce que fait Michel Platini pour défendre ses droits est très bien, parce qu'en même temps il défend les miens", a réagi ce dernier auprès de l'AFP vendredi. "Maintenant, supposer que c'est moi qui aurait dénoncé cette affaire à la magistrature suisse, c'est tout à fait impensable et même ridicule. Je ne vais pas me condamner moi-même, c'est imbécile".

En revanche, "je suis d'accord pour dire qu'il y a eu une fuite de la part de la Fifa", ajoute l'ancien "Boss" du football mondial, contraint à la démission en juin 2015, après une enquête de la justice américaine sur d'importants soupçons de corruption au sein de l'instance. "C'est une affaire qui a été liquidée sur le plan administratif par la Fifa en 2011, lors d'un congrès à Zurich où les comptes dans lesquels se trouvait le virement à M. Platini ont été acceptés".

- Suspendu jusqu'octobre 2019 -

"Pourquoi alors une enquête me visant, et indirectement M. Platini, en 2015? C'est que quelqu'un de la Fifa a dû lancer ça au parquet suisse pour qu'ils interviennent, car tout seuls ils ne seraient pas intervenus", plaide-t-il. Et de "supposer que c'est le conseiller juridique Me Villiger, qui avait le contact avec le parquet suisse d'une part et avec la justice américaine d'autre part, qui aurait fait ça", glisse-t-il.

Selon Le Monde, Marco Villiger, l'ancien directeur juridique de la Fifa, fait partie des anciens dirigeants de l'instance sur lesquels le camp Platini aimerait que la justice enquête. Le troisième nom évoqué, outre Blatter, est celui de Domenico Scala, l'ancien président de la commission d'audit de la Fifa.

Pourquoi attaquer maintenant? Me Bourdon explique que Michel Platini a "pris le temps de la réflexion" depuis que la justice suisse l'a mis "en l'état" hors de cause dans le cadre de ce paiement.

Le Français espère toujours une levée par la Fifa de sa suspension qui doit expirer en octobre 2019. Un laps de temps qui l'empêche notamment de concourir à l'élection prochaine à la présidence de la Fifa, programmée en juin 2019 à Paris et à laquelle l'actuel détenteur du poste, Gianni Infantino, est d'ores et déjà candidat.

Contactée par l'AFP, la Fifa n'a pas souhaité faire de commentaire.

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