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Lens: la montée comme remède à des finances fragiles

logo de AFPAFP 09/11/2018
La joie des Lensois opposés à Troyes, lors d'un match de Coupe de France, le 7 février 2018, au stade Bollaert © Fournis par AFP La joie des Lensois opposés à Troyes, lors d'un match de Coupe de France, le 7 février 2018, au stade Bollaert

Troisième de L2 et plus gros budget du championnat, Lens souffre pourtant de pressants problèmes financiers. Les moyens sont là, les ambitions aussi, mais le temps presse pour le RCL qui doit, pour respirer financièrement, tenir le pari risqué qu'il s'est fixé: celui de la montée dans l'élite.

Le contraste est saisissant: un secteur sportif qui rayonne de nouveau après une saison catastrophique, mais des finances toujours fragiles.

A tel point qu'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) prévoyant notamment la suppression ou l'externalisation de 36 postes a été annoncé mi-octobre.

Ce PSE est vital pour "assurer la pérennité" de l’entité artésienne, en proie à "une situation économique dégradée" selon ses propres termes, qui résulte d’une présence trop régulière en Ligue 2 ces dernières années (8 fois en 11 ans).

Fort heureusement, le club peut compter sur son actionnaire majoritaire, Joseph Oughourlian, qui a encore réinjecté de l’argent frais à l’intersaison.

En reprenant le club Sang et Or, d’abord partiellement il y a deux ans et demi, puis totalement depuis l’hiver dernier, le fondateur du fonds spéculatif Amber Capital a pris conscience de la difficulté de la tâche.

Réduire le train de vie tout en préservant le sportif afin de revenir, le plus rapidement possible, dans l’élite du football français: l'équation n'est pas simple, surtout après une saison 2017-2018 terminée dans les tréfonds du championnat de L2 (14e). Mais c'est la condition sine qua non pour contrebalancer les pertes opérationnelles qui montent à "25 millions d'euros chaque année", selon le directeur général Arnaud Pouille.

Dès lors, avec cette obligation de résultats à court terme qui plane sur le club, la direction lensoise a oeuvré d’arrache-pied pour tenter de sortir de l’ornière. Le budget, en baisse cette saison de 6 millions d'euros par rapport à l’an dernier (35 contre 41), va dans ce sens. "Nous voulons restreindre le train de vie en interne", prévient Pouille. Mais pas question de toucher au sportif. "Il n’y a aucun frein au développement", ajoute-t-il.

- Un groupe "armé" -

Les actes ont suivi les paroles. La direction sportive, menée par Eric Roy, a frappé un grand coup dans la fourmilière: 36 mouvements ont été opérés cet été. Le visage du Racing nouvelle version n’a rien à voir avec son prédécesseur. A commencer par son entraîneur, Philippe Montanier, et un staff expérimenté.

"On pouvait imaginer que ça puisse prendre plus de temps pour que la mayonnaise prenne", fait remarquer Eric Roy, alors que le RCL a connu un début de championnat tonitruant, l’un des meilleurs de son histoire, avec cinq victoires de suite.

La grande réussite sportive actuelle ? Elle provient d’un état d’esprit irréprochable, selon le gardien Jean-Louis Leca. "Notre groupe est armé et toujours prêt à livrer un dur combat", lance le garant de la solidité défensive artésienne.

Seule ombre au tableau, le léger passage à vide actuel, ponctué par deux défaites de rang et qui fait ressurgir quelques inquiétudes. "Je ne sais pas si c’est un accident", doute Leca. Le Corse avance la notion de "travail" comme meilleur remède. "Si l’on est concentré sur nous, que l’on est exigeant envers nous-mêmes, on ne pourra vivre que de bonnes choses", estime-t-il.

En attendant de parler de montée et de possible futur derby du Nord face au grand rival, Lille, les Sang et Or vont déjà devoir rebondir samedi lors du derby du bassin minier face à Valenciennes, qui s'annonce électrique tant le VAFC est mal en point (18e)...

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