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Les choix d’Emery, Neymar-Ronaldo, le Real malade… Real-PSG, l’heure de vérité

logo de Sport24 Sport24 13/02/2018 Christophe Remise
sport24: Neymar et compagnie affrontent le Real ce mercredi, à Madrid, en 8es de finale aller de la Ligue des champions. © AFP PHOTO-REMY GABALDA Neymar et compagnie affrontent le Real ce mercredi, à Madrid, en 8es de finale aller de la Ligue des champions.

L’affiche entre le double champion d’Europe en titre et d’ambitieux Parisiens fait saliver la planète football. Affiche décryptée avant le match aller, ce mercredi à Santiago-Bernabeu (20h45 sur beIN SPORTS).

Le PSG a-t-il les épaules d’un très grand d’Europe ?

« Je crois que c'est un bon tirage», avançait Unai Emery lors du tirage au sort, à la mi-décembre. Méthode Coué ? En attendant, les dés sont jetés, et les Parisiens vont effectivement passer au révélateur de la Maison Blanche ce mercredi, à Madrid. « Je crois que nous avons le niveau pour jouer contre le Real Madrid», avait ajouté le coach espagnol. Sur le papier, il a mille fois raison, les patrons du club ayant mis les petits plats dans les grands en termes de recrutement depuis Barcelone (Neymar, Mbappé, Alves, Berchiche et Diarra arrivés, Verratti retenu). Paris a tout d’un grand. Reste à le démontrer sur le terrain. « Je pense que Paris est prêt, analyse Robert Pirès, consultant sur beIN SPORTS. Maintenant, attention, c’est la Ligue des champions, c’est le double tenant en titre. Il ne faut pas faire attention à ce que font les Madrilènes en championnat et garder en tête qu’ils peuvent remporter une troisième Ligue des champions d’affilée, ils en sont capables

« Je m’attends à un gros match de Paris, lance quant à lui l’ex-Parisien Daniel Bravo, également consultant sur  beIN. On reste sur notre faim par rapport au Barça l’an dernier (défaite 1-6 en 8es de finale). Ils ont déçu aussi lors de leur défaite à Munich (défaite 1-3 en phase de poules). A eux de montrer qu’ils sont capables d’imposer leur supériorité à Madrid. Ils ne sont pas favoris, mais ils ont l’équipe pour les battre. Dès le match aller, ils peuvent faire la différence. Je les sens armés pour envoyer un message fort.» Attention toutefois au défi physique que ne manqueront pas d’imposer d’entrée les troupes de Zinedine Zidane. Leur entame de match promet d’être terrible en termes de pression et d’impact athlétique. Et les Parisiens n’aiment pas trop cela… Ce sera l’un des principaux tests que passeront les joueurs d’Unai Emery lors de ce 8 de finale. Un passage obligé pour montrer qu’ils ont leur place à la table des très grands.

Emery tirera-t-il sur les bonnes ficelles ?

A priori, pas trop de surprise à attendre du côté de Zinedine Zidane et du Real en termes de composition. Sauf accident, c’est Nacho Fernandez qui prendra la place de Dani Carvajal, suspendu, à droite. Sans quoi, Navas, Ramos, Varane,

Marcelo, Casemiro, Kroos, Modric et la «BBC» sont attendus. Au PSG en revanche, plusieurs questions se posent. Et la première concerne le poste de sentinelle. Avec le forfait de Thigo Motta, Emery pourrait faire le choix de l’expérience, avec Lassana Diarra. Sauf que ce dernier manque de rythme. Capable de belles choses en 6, Adrien Rabiot est encore meilleur en relayeur. Reste Giovani Lo Celso, jeune et au profil très (trop ?) offensif. Un sacré casse-tête… A gauche, la marge entre Layvin Kurzawa et Yuri Berchiche s’est considérablement réduite. Souvent satisfaisants lorsqu’on fait appel à eux, Thomas Meunier et Presnel Kimpembe débuteront, eux, sur le banc. Angel Di Maria aussi ? La logique voudrait qu’Emery aligne sa «MCN» (Mbappé, Cavani, Neymar), mais El Fideo, ancien du Real, est en feu depuis le début de l'année, alors…

Neymar vs Ronaldo, qui aura la clé ?

S’il y en a bien un dont la titularisation ne fait pas débat, c’est bien Neymar. Et pour cause, le PSG a englouti 222 millions d’euros pour se l’offrir. Le monsieur plus, c’est lui. Unanimement considéré comme le troisième meilleur joueur du monde, le Brésilien est venu à Paris pour briller dans ce genre de match. Avec, en bonus, l’occasion pour lui de démontrer qu’il n’est finalement plus si loin du Top 2, et en l’occurrence de Cristiano Ronaldo, quintuple Ballon d’Or. Lequel Ronaldo a connu un début de saison compliqué, entre suspension et inefficacité. Mais il semble revenir au top physiquement, juste à temps pour la Ligue des champions, lui qui a inscrit sept buts sur ses quatre derniers matches. Dont un triplé samedi dernier. Entre un Neymar en pleine ascension et un Ronaldo de nouveau au top, le choc s’annonce titanesque.  

Il serait réducteur de considérer que Real-PSG, ce n’est qu’un duel à distance Ney-CR7. Mais celui des deux qui saura se montrer le plus décisif permettra sans doute à son équipe de faire un pas vers les quarts de finale… A eux de jouer. Ils ne demandent que cela.

Un Real malade, vraiment ?

Gare à la bête blessée ! Eliminés en Coupe du Roi et distancés en Liga, les joueurs de Zinedine Zidane manquent de constance, commettent de grossières erreurs défensives et la «BBC» (Bale, Benzema, Cristiano) peine à retrouver son rythme de croisière. Sauf que ces mêmes Merengue sont aussi capables d’écraser La Corogne (7-1), Valence (4-1) et la Real Sociedad (5-2). En résumé, le Real, comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber ! Mais on n’est pas double champion d’Europe par hasard… « Zizou connait son groupe, son équipe, ses joueurs, glisse Robert Pirès. Défensivement, le Real est dans une situation délicate. Mais ça reste quand même le favori parce que c’est la Ligue des champions et que c’est leur dernier objectif cette saison. Le Real malade ? Oui sur la partie domestique, non pour ce qui concerne l’Europe. C’est autre chose. Le petit avantage qu’ils ont sur les Parisiens, c’est l’expérience dans cette compétition. Et surtout, Paris a sans doute encore la défaite à Barcelone dans un coin de la tête…»

Quelle équipe a le plus la pression ?

Pas de jaloux, la pression est maximale dans les deux camps et la qualification, indispensable pour tout le monde. Avec la perspective d’une très longue fin de saison pour le vaincu… « Ce qui est fort dans ce duel, c’est que les deux équipes ont la même pression, souligne Pirès. Je disais que le Real est un poil favori du point de vue de l’expérience. Après, quand on analyse les deux équipes, ça se vaut…» Sur la voie royale pour le titre en Ligue 1 et toujours en lice dans les deux coupes nationales, le club francilien, trop à l’étroit dans les compétitions domestiques, a besoin de cette C1 pour exister, rêver, se dépasser. Surtout, après la «remontada» et la perte du championnat l’an dernier, Emery ne peut pas se permettre un échec en 8 , même face au Real. Un Real dont la Ligue des champions fait partie de l’ADN, qui n’a plus que ce grain à moudre en 2017-18 et qui ne pardonnerait peut-être pas non plus une élimination prématurée à Zidane, même si le président Perez le tient en très haute estime. Plus dure sera la chute pour l’un de ces deux cadors…

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