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Liverpool et la malédiction du réinvestissement

logo de Sofoot Sofoot 14/01/2018 par Steven Oliveira

En quittant Liverpool pour rejoindre le Barça, Philippe Coutinho a laissé un grand vide aux amateurs de crochets et de frappes en lucarne, mais a surtout rapporté un joli chèque de 160 millions d'euros à son ancien club. Une somme qui devrait être réinvestie dans le marché des transferts pour le plus grand bonheur des supporters. À condition ne pas reproduire les erreurs du passé.

© Fournis par Newsweb

Tom Werner est un homme de goût. Producteur de télévision, l’Américain a offert au monde des séries comme The Cosby Show, Roseanne ou encore That ‘70s Show. Et, comme tout mélomane qui se respecte, Werner travaille à son bureau de la Fenway Sports Group au son mélodieux de Booba et Kaaris : « Ma question préférée, qu'est-ce je vais faire de toute cette oseille ? » Car oui, en plus de ses activités pour le petit écran, Tom Werner est le propriétaire de l’équipe de baseball des Boston Red Sox et du Liverpool Football Club, tout juste amputé de Philippe Coutinho qui a tout de même rapporté aux Reds la coquette somme de 160 millions d’euros (120 + 40 millions de bonus) en rejoignant le Barça. Un joli pactole qui s’ajoute aux millions déjà encaissés grâce aux droits télés. De quoi relativiser le départ du joyau brésilien à écouter Steven Gerrard : « Il n'y a aucun doute qu'il va manquer à Liverpool. C'est un joueur incroyable et une super personne. Mais Liverpool survivra. Les dirigeants ont récupéré beaucoup d'argent grâce à lui et je suis sûr qu'ils le remplaceront avec les bons joueurs. »

L'argent ne fait pas toujours le bonheur

Mais c’est justement là que le bât blesse. Depuis le rachat de Liverpool par les Américains en 2010 et le début de la présidence de Tom Werner, les Reds ont souvent fait n’importe quoi dans les quelques jours qui suivaient la vente de l’un de leurs meilleurs éléments. Tout commence avec Fernando Torres. Alors que l’attaquant espagnol quittait le nord de l’Angleterre pour rejoindre Londres et Chelsea contre quelque 58,5 millions d’euros, Liverpool engageait pour le remplacer Luis Suárez, mais surtout Andy Carroll, acheté 41 millions d’euros pour le résultat que l’on connaît. La suite ? Les 81 millions reçus lors du transfert de l’attaquant uruguayen au Barça dépensés dans Mario Balotelli, Dejan Lovren, Lazar Marković et Rickie Lambert. Avant le chassé-croisé entre Raheem Sterling (62,5 millions) et Christian Benteke (46,5 millions) lors de l’été 2015. Que Virgil van Dijk et son étiquette de défenseur le plus cher du monde se rassurent, en arrivant quelques jours avant le départ de Philippe Coutinho, le Néerlandais devrait échapper à la malédiction et devrait ainsi combler les énormes lacunes défensives des Reds. En revanche, Thomas Lemar, Riyad Mahrez, Henrikh Mkhitaryan ou Hakim Ziyech peuvent se méfier en voyant leurs noms dans les petits papiers de Jürgen Klopp, qui cherche à pallier l’absence de son milieu brésilien. 

La solution Lallana ?

Pas avare de compliments envers Philippe Coutinho, l’entraîneur allemand de Liverpool a toutefois voulu minimiser la perte, certes très importante, de son maître à jouer : « Nous avons eu des matchs fantastiques avec lui, mais aussi des matchs pas si bons que cela avec lui. Nous avons aussi eu des bons matchs sans lui. » Et Jürgen Klopp ne croit pas si bien dire. Blessé lors de sept rencontres de Premier League cette saison, Philippe Coutinho n’a pas laissé un énorme vide à ses coéquipiers sur le terrain, eux qui ont remporté cinq de ces sept matchs pour un match nul et une défaite sur la pelouse de Manchester City. Idem en Ligue des champions où les Reds ont passé l’obstacle Hoffenheim sans le meneur de jeu brésilien.

Alors oui, Coutinho est l’un des joueurs les plus agréables à voir jouer, mais force est de constater que Liverpool et son trio offensif en feu Mané-Firmino-Salah arrivent à se trouver sans lui, puisque seize buts ont été inscrits pas les Reds en championnat durant sa convalescence. Il faut dire qu’en débarquant de la Roma cet été, Mohamed Salah, sa vitesse, ses dix-sept buts et ses cinq passes décisives en Premier League ont légèrement volé la vedette à Coutinho, obligé de reculer d’un cran pour se placer dans le milieu à trois du 4-3-3 de Jürgen Klopp. Un poste qui sied à merveille à Adam Lallana, tout juste revenu de sa longue convalescence et apte à reprendre le travail de Coutinho dans un style certes moins brésilien. Et que les amateurs de malédiction se rassurent, Lallana est arrivé à Liverpool exactement dix jours avant le départ de Luis Suárez.

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