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Neymar, une première occasion ratée

logo de Sport24 Sport24 14/02/2018 Baptiste Desprez
sport24 © Reuters sport24

De notre envoyé spécial à Madrid

Le football peut se montrer aussi beau que cruel en l’espace de quelques secondes. Neymar et le PSG en ont fait l’amère expérience à Madrid. En sortant le chéquier avec le Brésilien (et Mbappé) l’été dernier, le club parisien version qatarie voulait s’affranchir de ces considérations, balayer les relents de «remontada» et passer un cap en Ligue des champions. L’ancien crack du Barça est venu pour ça, répète à qui veut l’entendre qu’il veut régner sur la planète foot. À mi-parcours, c’est raté. S’il compte y parvenir cette saison, le rendez-vous est tout trouvé : le 6 mars prochain au Parc des Princes pour le 8  de finale retour. Si l’homme scruté par toutes les télévisions du monde mercredi à Bernabeu n’a pas raté son match, il ne s’est pas montré décisif et c’est clairement ce qu’on lui demande -et aussi ce qu’il réclame. Ce qui tend à espérer une réaction dans trois semaines ? Dans le cas contraire, il pourra remiser au placard ses ambitions personnelles. Tout du moins en 2018.

En guise de comité d’accueil, Neymar savait à quoi s’attendre. Et il n’a pas été déçu. Dès son entrée sur la pelouse pour l’échauffement avec ses partenaires, le Brésilien a reçu une première salve de sifflets. Puis une deuxième lors de l’annonce du onze parisien, quelques minutes avant le début de la rencontre, faisant le match dans la catégorie des «hommes à abattre» avec Dani Alves, lui aussi tancé. Logique tant les supporters de la Maison Blanche en gardent d’indigestes souvenirs après les mauvais coups joués lors des différents Clasicos (3 buts et 3 passes décisives en 8 rencontres).

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Numéro de magicien

En plus du traitement «chaleureux» du public madrilène, l’ancien Barcelonais a rapidement été mis dans le bain, à l’image de la première charge de Kroos qui l’a clouée au sol (2 ). Pour le plus grand plaisir d’un Santiago-Bernabeu aux anges. C’est aussi pour cet accueil, ce traitement spécial et la crainte qu’il inspire à ses adversaires qu’il a débarqué au PSG. Les hommes de Zidane n’ont fait que lui rappeler tout au long du match. Plus d’un joueur aurait craqué, cédé sous la pression, mais Neymar en a vu d’autres et rien n’a semblé altérer sa confiance.

Lors du premier acte, le Parisien a fait étalage de toute sa classe en étant dans quasiment tous les bons coups d’une équipe parisienne clairement tournée vers le côté gauche. Alternant le bon comme après son numéro de magicien à passer en revue la défense merengue (30 ), sa remise indirecte sur le but de Rabiot (0-1, 33 ) ou sa déviation pour Cavani (38 ). Mais aussi le moins bon avec une tendance à tomber facilement ou à céder à l’agacement comme en témoigne son carton jaune après une semelle sur Nacho (15 ).

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Raid en solitaire

Pas assez rassasié, le joueur le plus cher du monde reprenait la 2 mi-temps pied au plancher en offrant une somptueuse balle de but pour Mbappé qui butait sur Navas (49 ). Rageant. Le KO semblait proche et le Real de «ZZ» de moins en moins en jambes pour défendre en nombre sur l’ennemi public numéro un à l’image d’un Modric tirant la langue. Face au siège parisien, insufflé par la tête de gondole du projet qatari, l’air devenait irrespirable pour des Madrilènes en manque de second souffle. Mais la bande de Varane ne lâchait rien. Et le Brésilien, à peine transpirant comme s’il venait de finir son échauffement, continuait de faire des misères à l’image de son raid solitaire sur 40 mètres, mal conclu par Alves (72e). Sans succès.

A force, Paris allait regretter ce manque de lucidité dans le dernier geste … La sentence arrivait par Ronaldo, sur un but chanceux (2-1, 83 ), puis par Marcelo (3-1, 86 ). Signe que la chance, le courage et l’abnégation dont ont fait preuve les hommes de Zidane auront suffi à faire plier Neymar et ses partenaires lors d’un cruel dénouement. Le 6 mars prochain, il en faudra beaucoup plus pour croire à la qualification et renverser le double champion d’Europe en titre. C’est aussi à ça qu’on voit les joueurs immenses. Neymar le sait mieux que personne.

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