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Paris s'écroule à Madrid

logo de Sofoot Sofoot 14/02/2018 Par Alexandre Doskov, à Santiago Bernabéu

Dynamiques mais trop dominés, les Parisiens ont tenu tête au Real avant de rendre les armes dans les dernières minutes. Dommage pour Emery qui avait fait des choix osés, même si le score du soir (3-1) n'enterre pas définitivement le PSG.

Quand tu crois que t'as fait le plus dur © Fournis par Newsweb Quand tu crois que t'as fait le plus dur

Real Madrid 3-1 Paris Saint-Germain. Buts : Ronaldo (45e, sp, 83e) et Marcelo (86e) pour le Real // Rabiot (33e) pour le PSG

Le poète l'a dit : on aime tous ces soirées-là. « Toi même tu sais pourquoi », s'était-il même permis d'ajouter, sûr de son fait. Oui, on les aime. On aime ces joueurs, moyens le weekend dernier en championnat, qui deviennent zinzin quand sonne l'heure de l'Europe. On aime les chocs entre les gros astéroïdes, parce que ce sont eux qui font les plus grosses explosions. Dès 20h, Bernabéu fêtait Anne-Sophie Lapix en baignant déjà dans les volutes de fumis craqués à l'extérieur et se préparait au rendez-vous des étoiles. Arrivé bien à l'heure, Neymar a dribblé, beaucoup dribblé, mais a été bon. Vu les sifflets assourdissants qui ont retenti dès que son nom a résonné à l'annonce des compos, le Brésilien n'a pas que des amis en ville, et ça n'est pas prêt de changer. Cristiano Ronaldo, lui, a planté un penalty de phacochère, puis un doublé. Kylian Mbappé a fait quelques enchaînements à rendre maboul n'importe quel défenseur. Dans ces soirées-là, on drague peu, on branche surtout le courant très fort et on fonce. Une belle façon de conclure une journée qui a commencé par l'envahissement de la ville de Madrid par quelques milliers de Parisiens, qui s'est poursuivie par l'audace d'Émery qui avait décidé de f**tre son capitaine sur le banc, et qui s'est terminée par la soupe à la grimace du PSG.

Adristiano Rabionaldo

Comme prévu, le Real a enfilé son costume du mercredi soir et démarre avec la bave aux lèvres et les canines bien en évidence. Le pressing est haut, hyper agressif, et il faut les deux cojones de Kimpembe pour stopper une percée furieuse de Marcelo, puis les deux poings d'Areola pour repousser une frappe de Kroos. On joue alors depuis moins de cinq minutes, et le Real a déjà trouvé Cristiano Ronaldo dans la profondeur, eu deux corners, et une frappe cadrée. Un caddie de courses déjà bien rempli. Les Parisiens, eux, n'ont pu compter que sur Berchiche qui a voulu faire son Kurzawa en marquant en Ligue des Champions, mais qui a tiré à côté, et sur Alves qui a passé du temps devant le Tournoi des VI Nations si on en croit le tampon qu'il a envoyé à Marcelo. Ça fait léger, et comme si c'était le moment de mettre les doigts dans la prise, Paris enchaîne en laissant un coup-franc aux vingt mètres à Ronaldo. Amour du risque, quand tu nous tiens. Mais dans ce genre de rencontres, la victoire ne se donne qu'à ceux qui peuvent mourir pour le drapeau. Areola montre qu'il est de cette trempe et risque la commotion cérébrale en sortant une parade du visage sur un duel face à CR7. Douloureux, à n'en point douter, mais efficace. Paris est revigoré et la course folle de Mbappé combinée à la malice de Cavani et Neymar permet à Rabiot d'ouvrir le score dans un fauteuil (0-1, 33e). Bête blessée, le Real répond d'abord par une frappe de Benzema claquée par un plongeon félin d'Areola, avant que Lo Celso ne s'amuse à attraper Kroos par les épaules dans la surface. Ça fait péno, et égalisation avant la mi-temps (1-1, 45e).

Ça va passeeeeer.... Et non

Après sa faute débile, Lo Celso a une dette à régler. Ça aurait pu être en étant à l'origine du deuxième but parisien, mais sa belle ouverture pour Neymar se conclut par une frappe de Mbappé que Navas détourne habilement. Pas effrayés par leurs 22 ans et demi de moyenne d'âge, Marquinhos et Kimpembe sortent le karcher quand il faut jouer les nettoyeurs. Autre bonne nouvelle pour Paris, le grand Alphonse est inspiré et gobe les centres à ras de terre qui fusent devant sa cage. Tout ça mis bout à bout, l'heure de jeu arrive et personne n'a eu de nouvelle vraie occasion de but malgré un match plein de mouvement. C'est le moment des premiers écrémages, et Émery, décidément plein de surprises, fait sortir un Cavani très discret pour tenter un système avec Meunier derrière et Alves un cran au-dessus. Ça ne change rien aux difficultés des Madrilènes pour tirer au but et quand ce n'est pas sur un des jeunes de la charnière, Ronaldo tombe sur un Berchiche déchaîné. À dix minutes de la fin, Zizou fait tapis en balançant un double changement. L'effet est là, Madrid pousse toujours et file des sueurs froides aux supporters parisiens bloqués dans la partie supérieure du virage. Car subir en espérant que le temps file vite n'est pas une tactique viable et Paris finit par craquer logiquement. Le centre part d'Asensio, Areola boxe, mais directement sur la cuisse de Ronaldo qui fouinait. Ce n'est pas très beau, mais c'est au fond. Marcelo profite du KO du PSG pour enfoncer le clou à bout portant dans la foulée et le compte est bon. Bernabéu a le droit de chanter en chœur au moins jusqu'au 6 mars.

Real Madrid (4-3-3) : Navas - Marcelo, Ramos, Varane, Nacho - Casemiro (Vázquez, 79e), Kroos, Modrić - Ronaldo, Benzema (Bale, 68e), Isco (Asensio, 79e)

Entraîneur : Zinédine Zidane

 Paris Saint-Germain (4-3-3) : Areola - Berchiche, Kimpembe, Marquinhos, Alves - Rabiot, Lo Celso (Draxler, 84e), Verratti - Neymar, Cavani (Meunier, 66e), Mbappé

Entraîneur : Unai Emery

AUSSI SUR MSN : Real Madrid - PSG (3-1) : «Au PSG de faire sa remontada»

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