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Rome et ses saints patrons

logo de Sofoot Sofoot 16/04/2018 Par Florian Cadu
© Fournis par Newsweb

Maîtresse de la ville ces dernières années, la Roma doit désormais partager l’autorité du Royaume avec son voisin détesté de la Lazio. Qui se met petit à petit à son niveau et la regarde de nouveau dans les yeux. Le nul dans le derby ce dimanche soir l’a encore montré.

Certes, la Roma clôturait une semaine qui l’avait vu offrir toute son énergie dans la bataille européenne le mardi précédent pour créer . Bien sûr, il s’agissait d’un derby qui avait comme environnement hostile les cris des supporters adverses. Oui, la Louve demeure, dans les statistiques pures et dures en tout cas, la meilleure des deux équipes romaines (64 victoires contre 43 défaites et soixante nuls lors des 167 confrontations depuis 1929 ; trois Serie A décrochées contres deux ; neuf coupes d’Italie contre six). Il n’empêche : le résultat serré et sans but du dimanche soir a rappelé que les Biancocelesti n’étaient plus effrayés par leur ennemi.

Un 0-0 instructif

À l’image du score, la partie s’est révélée ultra serrée. La Roma a frappé à deux reprises les montants par Bruno Peres et Edin Džeko ? Elle n’a pas cadré une seule fois et a eu du mal à exister offensivement en seconde période avant l’expulsion de Ștefan Radu à dix minutes du terme. Si elle a délaissé la possession de balle (44%), la Lazio, elle, a davantage frappé au but, a remporté plus de duels (soixante contre 58) et a montré autant, voire davantage d’agressivité (quatorze fautes commises contre douze). Un constat qui donne à réfléchir sur l’identité du patron de la ville de Rome. Car s’ils pouvaient légitimement revendiquer ce titre ces derniers temps, les Giallorossi commencent à se poser des questions depuis quelques confrontations. Leur série d’invincibilité qui avait duré pas moins de sept rencontres entre février 2014 et décembre 2016 a ainsi pris du plomb dans l’aile : avec le 0-0 du week-end, le bilan s’avère même négatif depuis ce même mois de décembre 2016 (une victoire partout en championnat, une élimination en demi-finales de Coupe sur le format aller-retour, et un nul donc).

Un choix à faire pour la Roma ?

Du coup, ce déclin de pouvoir pourrait même se transformer en réelle passation à l’issue de l’exercice actuel. Au coude-à-coude en Serie A (61 points chacun ; la Roma, troisième, est devant en raison de la différence de buts particulière), les deux clubs romains s’apprêtent à se livrer une course à distance sans merci pour savoir qui finira devant l’autre. Un combat de six journées mêlant fierté et dimension sportive qui pourrait aussi bien s’achever en faveur de la Lazio – au regard des forces que va laisser la Roma dans la bataille C1 et de son duel contre la Juventus lors de l’avant-dernière marche – qu’en faveur de la Roma – au regard du calendrier de la Lazio, qui va notamment devoir se déplacer sur la pelouse d’une Fiorentina en pleine bourre et se coltiner le concurrent direct au podium nommé Inter. Demi-finaliste de Ligue des champions pour la première fois depuis 1984, la Roma s’engage donc dans une fin de saison aussi excitante que périlleuse. Excitante, car elle a encore des bons coups à jouer dans les deux tableaux. Périlleuse, car elle peut à la fois perdre sa domination sur la Lazio, son rêve de finale continentale et sa place en LDC. De son côté, la Lazio continue son bonhomme de chemin. Et connaît sa priorité. Voilà six ans qu’elle n’a pas terminé devant son rival...



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