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Zidane 3, Emery 1

logo de Sofoot Sofoot 14/02/2018 Par Nicolas Jucha
Rira bien qui rira le 6 mars. © Rira bien qui rira le 6 mars. Rira bien qui rira le 6 mars.

Le PSG devra donc réaliser un exploit pour passer l'obstacle du Real Madrid. Et pour cela, il faudra également qu'Unai Emery remporte son duel à distance avec Zinédine Zidane, dont le coaching a été bien plus efficace ce soir.

Il reste encore cinq minutes de jeu quand Marco Asensio déboule côté gauche. Son une-deux avec Marcelo se conclut sur la frappe écrasée mais chirurgicale du Brésilien. 3-1 pour le Real Madrid avec deux pions dans les dix dernières minutes. Et surtout, l'impression frustrante que jusqu'au deuxième but de Cristiano Ronaldo, le PSG était en mesure de repartir de Santiago Bernabeu avec un excellent résultat. En clair, Unai Emery avait plutôt bien réussi son coup, contrairement à Zinédine Zidane, en passe de se fragiliser un peu plus. L'heure de jeu passée, le premier a décidé de sortir Edinson Cavani peu trouvé (0 passe de Neymar, 0 passe de Mbappé...) mais volontaire, pour faire rentrer Thomas Meunier et consolider son couloir droit. Le second, lui, a opté pour une stratégie plus proche d'un all-in : Gareth Bale pour Karim Benzema (69e), Lucas Vazquez pour Casemiro (79e) et Marco Asensio pour Isco (79e). Un coaching pour gagner côté Real, des choix pour se sécuriser côté parisien.

Le message subliminal de Zidane

À moins d'un coup de maître au match retour qui qualifierait le PSG, Unai Emery risque donc de payer très cher ses choix du soir. Plus que les deux buts encaissés dans le money-time. Entre un Giovani Lo Celso très technique mais trop peu agressif et attentif dans le rôle de sentinelle, un Angel Di Maria au sommet de son art qui est resté sur le banc, ou un Julian Draxler lancé à l'arrache juste avant le troisième but espagnol, l'entraîneur basque a donc perdu un peu plus de crédit. Là où Zidane en a probablement récupéré : mal en point en championnat, son équipe a encore su s'élever sur la scène européenne.

Surtout, quand ses hommes ont été le plus mal en point, à l'approche du tout dernier quart d'heure, il a eu le courage de faire passer un message. Car en sortant Casemiro - sa caution équilibre - et Isco pour faire entrer Vazquez et Asensio, le champion du monde 1998 a affirmé indirectement à ses joueurs qu'ils pouvaient arracher la victoire. Qu'il croyait en eux. Quand Emery, de son côté, a fait passer le message que le match nul était une aubaine. Et qu'il n'avait peut-être pas totalement oublié le Camp Nou.

Quinze minutes ratées et des questions pour le long terme

Au-delà des quinze dernières minutes foirées de ce match, sur le long terme, on pourra se poser la question de l'état psychologique de Thiago Silva, prévenu de sa non-titularisation le jour du match. On pourra s'interroger sur la motivation de Lassana Diarra, recruté pour combler le manque de sentinelle mais laissé de côté ce soir. On pourra sonder les espoirs en l'avenir d'Angel Di Maria, qui a dû définitivement comprendre que quoi qu'il fasse, il ne serait plus jamais assuré de débuter les matchs clés, ni même d'y participer...

Sans parler de Lo Celso, à qui on a laissé miroiter une éclosion comme sentinelle mais qui n'a clairement pas le profil du poste pour les très grands rendez-vous, et risque donc d'essuyer des critiques qui seront forcément démesurées. Il y a un peu moins de deux ans, Nasser El-Khelaïfi affirmait dans Le Parisien qu'il fallait changer quelque chose, et quelques semaines plus tard, il coupait la tête de Laurent Blanc et intronisait Emery pour passer le cap européen. Le Basque n'a plus que 90 minutes - 120 dans un scénario favorable - pour donner raison à son patron. Problème, en face, il y aura toujours un Zidane qui lui a donné une leçon de coaching ce soir.

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