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Masters : Woods renaît de ses cendres !

logo de Sport24 Sport24 il y a 6 jours Lionel Vella

Quatorze ans après, Tiger Woods remporte le Masters. Un retour digne des plus grands sportifs de l’ère moderne. Tout simplement mythique.

Cinquième veste verte pour le Tigre après 1997, 2001, 2002 et 2005 © Reuters Cinquième veste verte pour le Tigre après 1997, 2001, 2002 et 2005

De notre envoyé spécial à Augusta (Géorgie, E-U)  

Il l’a fait. Ce qui semblait encore invraisemblable il y a un peu plus d’un an, quand il sortait doucement de trois années noires durant lesquelles il avait subi plusieurs opérations au dos, est aujourd’hui bien réel. Tiger Woods a de nouveau remporté le Masters. Quatorze ans après. Au bord du green du trou n°18, Kutilda, la mère du champion, ne peut retenir ses larmes. Ses enfants, Sam et Charlie, voient enfin leur père gagner un tournoi du Grand Chelem. Peut-être le plus prestigieux de tous. Une scène que beaucoup pensaient ne plus jamais revoir.

Poing brandit

C’est méconnaître le personnage, formaté depuis sa plus tendre enfance pour être le premier. A 43 ans, il l’est de nouveau. Sourire radieux, poing brandit fièrement en remontant l’allée le séparant du recording, ses enfants et ses proches dans son sillon, le Tigre reçoit les accolades chaleureuses de nombreux golfeurs américains (Bubba Watson, Justin Thomas, Brooks Koepka, Xander Schauffele), tous admiratifs, venus saluer sa performance, tout comme l’Anglais Ian Poulter ou l’Allemand Bernhard Langer.Au départ de ce quatrième tour, c’était pourtant loin d’être dans la poche. L’Américain, deuxième ex-aequo avec son compatriote Tony Finau, accuse alors deux points de retard sur l’Italien Francesco Molinari, solide leader avec deux cartes successives de 67 (-5) et 66 (-6) sans la moindre erreur. On se dit que le Transalpin va rééditer son coup de Carnoustie (Ecosse) lors du dernier Open britannique, renvoyant Woods à ses espoirs manqués de retour dans la cour des vainqueurs de Majeurs.

L'erreur de Molinari au 12

Au coude-à-coude durant tout le parcours aller, les deux hommes se tiennent en respect. Molinari, malgré un bogey au 7, le premier après 49 trous sans erreur, vire en tête au 9 avec un score de -13, un point devant Woods. C’est dans l’Amen Corner, ce passage formé par les trous 11, 12 et 13 toujours aussi délicat et où se sont fait ou défait des carrières à Augusta, que la décision s’est finalement jouée. Un coup de fer 8 mal appuyé de l’Italien sur le par 3 du 12 et sa balle finit dans l’obstacle d’eau frontal pour un double-bogey à la sortie. La foi a d’un seul coup changé de camp. Et cela se confirme sur le par 5 du 15 où Molinari ne peut éviter un seconde erreur en voyant sa balle finir une fois encore dans l’eau sur son deuxième coup. La voie est libre pour Woods qui, sur ce même trou, réussit le birdie avant d’en claquer un autre sur le 16, frôlant le trou en un.

"Il méritait de gagner !"

« Cela a été difficile aujourd’hui avec le vent qui soufflait fort, tente d’expliquer Francesco Molinari, la grande victime du jour. J’ai réussi à bien me débrouiller sur les neuf trous de l’aller mais je pense qu’il y a eu quelques petits ratés d’ordre mental sur le retour qui m’ont coûté cher. Mais c’est comme ça. En tout cas, c’est génial de voir Tiger se porter aussi bien. Déjà, en le voyant jouer l’an passé, on savait que son retour serait imminent. Peut-être que la prochaine fois, ça se passera mieux pour moi mais c’était bien d’avoir partagé sa partie. Il a bien joué, il a frappé les bons coups au bon moment. Il méritait de gagner ! »

Se rapprocher encore un peu de Nicklaus

Autour de lui, ses principaux concurrents, ayant très certainement vu au leaderboard que le patron était de retour, coincent et ne parviennent pas à faire leur retard. Woods peut même se payer le luxe de finir sur un bogey sur le 18. A l’arrivée, il endosse sa cinquième veste verte grâce à un score final de 275 (-13), soit un coup devant Dustin Johnson, Xander Schauffele et Brooks Koepka.« Je ne sais pas quoi dire, c’est émouvant ce qu’il m’arrive, souffle le plus grand golfeur au monde. Il y a encore un an, je m’estimais être chanceux de pouvoir encore jouer au golf au plus haut niveau. J’ai été absent pendant deux ans sur le Circuit par la faute de blessures à répétition. Pouvoir m’imposer ici vingt-deux ans après ma première victoire, c’est quelque chose d’incroyable. Gagner devant les miens, il n’y a pas de mots. Ma mère, mes enfants… Quand mon fils est tombé dans mes bras, ça a été un moment très spécial. Il a perdu son tournoi de foot hier (samedi), il a donc pu venir me voir sur le dernier tour. C’est quelque chose d’unique. Cette victoire est forcément particulière. Elle intervient onze ans après mon dernier titre en Majeur. Rien que pour ça, je place ce succès tout en haut ! »

Avec quinze victoires en Grand Chelem, il se rapproche un peu plus près des dix-huit succès de Jack Nicklaus, le recordman. Et l’écart pourrait se réduire dans quelques mois. L’USPGA se dispute en effet à Bethpage du 16 au 19 mai alors que l’US Open ira à Pebble Beach du 13 au 16 juin. Deux sites où il a remporté deux de ses trois US Open (en 2002 et en 2000). On en salive d’avance ! 

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