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JO 2018 : Les 4 Fantastiques du snowboard

logo de Sport24 Sport24 14/02/2018 Cédric Callier

Emmenés par le tandem Shaun White-Chloe Kim, les États-Unis ont réalisé un carton plein dans la discipline avec quatre titres.

sport24 © AP sport24

De notre envoyé spécial à Pyeongchang

Le footballeur Gary Lineker n’a jamais dit que le snowboard était un sport très simple où des athlètes effectuaient des figures spectaculaires et qu’à l’arrivée un(e) représentant(e) des États-Unis s’imposait. Mais il aurait pu au vu des résultats des Jeux olympiques à Pyeongchang. En effet, la Bannière étoilée a littéralement fait main basse sur les quatre premiers titres distribués en snowboard, en y mettant à chaque fois la manière.

Que dire en effet du fabuleux troisième titre olympique décroché mercredi par Shaun White, la fameuse « Tomate Volante », qui a su repousser la menace d’une concurrence aiguisée au terme d’une finale à suspense ? Tout se joua lors du dernier passage de l’Américain. Le dos au mur après l’excellente prestation du Japonais Ayumu Hirano, crédité de 95,25 points, White ne s’est pas désuni pour signer un retentissant 97,75 et faire ainsi oublier son raté de Sotchi il y a quatre ans, lorsqu’il avait échoué au pied du podium. «Je me suis retrouvé dans la même situation que là-bas, avec un sentiment de déjà-vu, commentait-il, l’émotion intense de sa victoire à peine retombée. Je me tenais en haut du demi-cylindre, avec un “run” à poser pour devenir champion olympique. Je savais non seulement que je n’avais pas le droit à l’erreur, mais qu’il fallait en plus que je réalise une performance parfaite. Je n’avais pas réussi à le faire à Sotchi mais là, j’ai réussi.»

Après 2006 et 2010, Shaun White ajoute donc une nouvelle page à sa légende à Pyeongchang. Ce qui lui tenait à cœur : «Cela a toujours été mon objectif de faire partie des plus grands de lhistoire du sport. » Considéré comme un pionnier de sa discipline, l’Américain a sans doute bouclé la boucle à 31 ans. Surtout si, comme il se le murmure avec insistance dans son entourage, White décide de se lancer dans un nouveau défi olympique avec l’intronisation du skateboard – son autre violon d’Ingres – lors des Jeux olympiques de Tokyo 2020. Mais il peut partir l’esprit tranquille, car la relève est déjà là. Notamment au half-pipe féminin avec la première consécration olympique obtenue par Chloe Kim. Née en Californie de parents sud-coréens, cette jeune femme de 17 ans est déjà la star de sa discipline. Une future Shaun White, sans aucun doute.

Sourire ensorcelant, charisme du même niveau, multiculturelle – elle parle aussi le français en raison d’un long séjour à Genève durant sa jeunesse chez une tante –, d’un naturel confondant sur la Toile, Kim a déjà tout compris. Même si elle ne s’attendait pas à un succès si soudain : «Sur les réseaux sociaux, ces derniers jours, cela a été incroyable. Jai ressenti une certaine pression liéà cela et, par moments, cela ma un peu dépassée. Mais en même temps, c’est très excitant et j’ai envie d’en profiter pleinement.»Dix-sept ans, c’est l’âge également de Redmond Gerard, qui avait ouvert le festival du snowboard américain de Pyeongchang en remportant dimanche l’épreuve du slopestyle. Mais contrairement à Kim, lui ne s’attendait pas à se retrouver sous les projecteurs si vite…

«Je me disais que jallais peut-être prendre une bonne 4 place, ou quelque chose comme ça,confiait-il ainsi après son sacre. Je dis toujours que j’adore la 4 places. C’est ma place. Pas trop de médias, tu as été pas mal, le podium n’était pas loin… Mais finalement, la première place, c’est encore mieux.»Né le 29 juin 2000, il est également devenu le premier sportif « d’hiver » né au XXI  siècle à devenir champion olympique, avant que Chloe Kim ne l’imite.

Enfin, pour que le tableau soit complet, il convient de ne pas oublier Jamie Anderson, qui, à 27 ans, fait le trait d’union entre la génération White et celle de Kim. Reine du slopestyle depuis plusieurs années, l’Américaine avait su se jouer, lundi, des conditions difficiles pour conserver le titre acquis à Sotchi en 2014. Quatre épreuves, quatre médailles d’or : les États-Unis ne sont pas pour rien le pays qui a inventé les X Games d’hiver.

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