Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

JO 2018 : Plus que quelques heures pour faire tomber le record bleu

logo de Sport24 Sport24 23/02/2018 Jean-Julien Ezvan

Avec ses 15 médailles, l'équipe de France olympique a égalé le record des Jeux de Sotchi et il lui reste peu d'opportunités de faire mieux.

sport24 © Panoramic sport24

De notre envoyé spécial à Pyeongchang

Martin Fourcade aura été l’homme à tout faire de l’équipe de France à Pyeongchang. Porte-drapeau, source d’inspiration, diffuseur d’énergie, pourvoyeur de médailles. Mais le Pyrénéen aura fini sur une fausse note collective, dans le relais (4 × 7,5 km) messieurs, vendredi. Les chances de médaille s’étant envolées dès le premier relais (1,45 min de retard) de Simon Desthieux, malheureux au tir (après avoir effectué un sans-faute lors du relais mixte). Vent mauvais. «  Après le premier relais, on part parce qu’il faut le faire, mais il n’y a plus la conviction nécessaire. J’ai su que c’était terminé », résumait l’homme aux sept médailles olympiques (une médaille d’argent en 2010 ; deux d’or et une d’argent en 2014 ; trois d’or en Corée du Sud). Le relais échouait à la 5  place, loin de la Suède, sacrée devant la Norvège et l’Allemagne. Rideau. «  C’est un regret de ne pas avoir pu jouer. Cela n’efface pas cette belle quinzaine », soulignait le leader qui sera, lors de ces JO, passé par tous les sentiments et les émotions. De l’abattement (passager) à l’euphorie (prolongée). Avant la clôture privée de vivats.

Les spectateurs français avaient pris l’habitude de déjeuner avec ce compétiteur redoutable alliant vitesse sidérante et adresse diabolique. Il n’avait plus sa cape de superhéros vendredi, coincé, une fois n’est pas coutume, dans un rôle étroit, vidé d’air et privé de lumière. Spectateur passif. Il se consolera vite quand il verra briller sur sa poitrine trois médailles d’or (poursuite, mass start, relais mixte) en six courses. Mais ce repos, le champion ne va pas le goûter tout de suite. Dans une dizaine de jours, il reprendra le feuilleton de la Coupe du monde, à Kontiolahti, en Finlande. Alors, avant cela, il veut, lors du dernier week-end de compétition, sentir battre le cœur des Jeux.

« Je trouve que ce serait une bonne chose que ce ne soit pas moi le porte-drapeau de la cérémonie de clôture»

Martin Fourcade

L’équipe de France comptait, vendredi, quinze médailles, comme à Sotchi. Record égalé. Les dernières chances de podium pour les Bleus reposaient, dans la nuit de vendredi à samedi, sur l’épreuve par équipes de ski alpin avec notamment Alexis Pinturault, Tessa Worley et Julien Lizeroux, discipline dans laquelle les Bleus sont champions du monde en titre. Jean-Marc Gaillard et Clément Parisse étant, eux, alignés sur le 50 km de ski de fond. Alexis Contin, le patineur de vitesse, abattant, lui sa plus belle carte sur la mass start (départ groupé, 16 tours). Martin Fourcade voulait encourager cette équipe dont il a été le symbole. Ensuite viendra le temps de retrouver le stade olympique pour la cérémonie de clôture (à partir de 12 heures, dimanche) pour laquelle il a une idée : «  Je trouve que ce serait une bonne chose que ce ne soit pas moi le porte-drapeau de la cérémonie de clôture. Je l’avais été il y a quatre ans lors de la clôture à Sotchi. Il doit symboliser l’avenir. Je ne suis pas sûr d’être l’athlète(il a 29 ans) qui symbolise le plus l’avenir en équipe de France. Il y a des athlètes qui auraient pu remplir ce rôle à merveille et qui sont déjà rentrées, comme Perrine Laffont(médaillée d’or à l’épreuve des bosses en ski acrobatique). Ou Alexis Contin, ce serait un beau symbole pour l’avenir des sports de glace. » Inspirer, se dépasser, encaisser les mauvais coups, partager les lauriers, accompagner, s’effacer. De bout en bout de Jeux réussis, Martin Fourcade aura montré l’exemple…

Publicité
Publicité

Plus d'infos : Sports24.fr

Publicité
Publicité
Publicité
image beaconimage beaconimage beacon