Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

La Russie écrase une faible Arabie Saoudite

logo de Liberation Liberation 14/06/2018 Veronika Dorman, Julien Gester
Le milieu de terrain russe Aleksandr Golovin, auteur du cinquième et ultime but russe, est congratulé par ses coéquipiers lors de la victoire de la Russie sur l'Arabie Saoudite en ouverture du Mondial. © PATRIK STOLLARZ Le milieu de terrain russe Aleksandr Golovin, auteur du cinquième et ultime but russe, est congratulé par ses coéquipiers lors de la victoire de la Russie sur l'Arabie Saoudite en ouverture du Mondial.

Après une cérémonie d'ouverture assez minimaliste, les hôtes de la compétition se sont facilement imposés (5-0). Pas de quoi en faire des favoris de «leur» Coupe du monde.

Ouf ! La Russie a réussi son entrée dans son Mondial ce jeudi soir en disposant sans difficulté ni trop d’éclat de l’Arabie Saoudite, venue déjouer vaillamment, mais avec des limites voyantes (ne serait-ce qu’à la gestuelle… étonnante, de son gardien de but), son statut de victime toute désignée des gros bras du groupe A. Pour autant, malgré la largesse du score (5-0, dont un doublé du rentrant Cheryshev, conclu d’un geste somptueux), les organisateurs n’ont rassuré en rien leurs suiveurs, faute d’avoir montré quoi que ce soit de nature à se rendre redoutables aux yeux de l’Egypte et de l’Uruguay, leurs prochains adversaires. D’autant que la Russie a perdu en première période l’un de ses rares joueurs de classe, Alan Dzagoev, sorti sur blessure et dont le Mondial n’ira sans doute pas plus loin. Les commentateurs russes jubilaient : «Nous avons l’équipe nationale la plus faible, mais elle a rencontré une équipe encore plus faible. On attendait une victoire, mais pas aussi écrasante !»

Dans les heures qui ont précédé le match, les supporteurs russes étaient ceux que l’on entendait le moins, aussi bien dans le centre de Moscou qu’aux abords du stade Loujniki, où se jouait ce match d’ouverture. Contrairement aux fans saoudiens, qui dansaient en chantant «le Russe ne passera pas, même s’il est chez lui». «Nous allons gagner, au moins ce premier match, les Saoudiens sont nuls», se voulaient quand même confiants des fans venus de Toula (centre du pays), à l’entrée du stade. «La suite est moins sûre», estimaient-ils déjà. Ils iront quand même au dernier match de groupe de l’équipe russe, à Samara, le 25 juin.

Avant le coup d’envoi, Vladimir Poutine, dont on sait le goût très limité pour le football, est venu souhaiter bonne chance aux joueurs russes, espérant que ce Mondial soit l’occasion de «promouvoir le sport, l’unité et la concorde entre les peuples». A l’instar de ses compatriotes, le président russe n’avait pas l’air très confiant ces dernières semaines. L’essentiel est de participer, disaient en substance le leader russe comme l’homme de la rue.

La cérémonie d’ouverture, plutôt minimaliste, a duré une petite demi-heure. Robbie Williams, qui aime le foot autant qu’il est aimé en Russie, y a chanté, entouré de plusieurs centaines de figurants, après qu’un grand oiseau de feu appartenant au folklore russe, «Jar-ptitsa», a dispersé ses plumes sur le terrain. Dans les contes, ces plumes de feu sont des porte-bonheur infaillibles. Ainsi, la Coupe du monde s’est-elle bien ouverte jeudi soir à Moscou par un son et lumière et une opposition évoquant un match de Coupe de Russie sur gazon verglacé, entre une cylindrée grippée et une équipe amateure. Sur le terrain du football, le Mondial devrait véritablement débuter vendredi.

Publicité
Publicité

Plus d'info : Liberation.fr

Publicité
Publicité
Publicité
image beaconimage beaconimage beacon