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Iran : vivre avec les sanctions américaines

Alors que le G7 a lieu actuellement à Biarritz, en France, l’Iran ne semble rien attendre du sommet international. Il faut dire que sa population souffre particulièrement des sanctions mises en place en 2018 par le président américain Donald Trump, sur fond de désaccord en ce qui concerne le volet nucléaire civil et militaire iranien. A Téhéran, dans le bazar, les prix des denrées alimentaires se sont envolés, à hauteur de 50% pour les fruits et légumes, et même de 100% dans le cas de la viande ou des produits laitiers. Dans la capitale iranienne, de nombreux chantiers sont ainsi à l’arrêt, comme celui d’une mosquée géante, déjà fréquentée malgré des travaux non achevés à ce jour. Une profonde récession Sur place, les croyants ne manquent pas de huer Donald Trump en réponse au prêche du jour, rappelant l’existence en Iran d’un fort sentiment antiaméricain. Cette colère semble même s’élargir aux autres pays occidentaux, dont la France, accusée par certains de “se contenter de suivre les Etats-Unis”. Interviewé, Hussein Kanani Moghadam, ancien commandant des gardiens de la révolution, compte malgré tout sur le G7 de Biarritz pour débloquer la situation. “Il me semble que la France peut jouer un rôle lors du G7. Mais si elle échoue, nous ferons un pas de plus vers la guerre”, prévient l’ancien militaire, proche du pouvoir. Un scénario malgré tout improbable, tant l’Iran, comme les Etats-Unis, n’a pas d’intérêt à se lancer dans un tel affrontement.
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