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Affaire Mediator : le procès exceptionnel s'ouvre à Paris

Des milliers de patients ont été victimes du Mediator. 2 684 se sont portées partie civile au procès, qui débutera lundi 23 septembre, à Paris. Monique Marin a été opérée des valves cardiaques en janvier dernier, après trois années de Mediator. "Moi je suis passée du jour au lendemain d'une vie normale à une vie à mi-temps", regrette-t-elle. Dans les années 90, son médecin lui avait prescrit de l'Isoméride, un autre coupe-faim des Laboratoires Servier, tout aussi dangereux. "Ce qu'ils ont fait, et c'est vraiment criminel, c'est qu'ils ont détourné la molécule pour recommencer", dénonce Monique Marin. La question de la tromperie "Tout l'enjeu du procès, c'est la tromperie : est-ce que Servier savait des années avant qu'on leur impose le retrait du médicament, qu'il s'agissait d'une molécule extrêmement dangereuse ?", explique Irène Frachon, pneumologue au CHU de Brest (Finistère) et lanceuse d'alerte. Les médicaments de Servier, les deux coupe-faims, le Pondéral et l'Isoméride ainsi que l'anti diabétique Mediator produisent dans l'organisme la même molécule, la norfenfluramine. Les deux premiers seront retirés du marché en 1997 car ils provoquent des maladies mortelles. Le Mediator restera commercialisé jusqu'en 2009.
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