Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

VIDEO. Climat : avant le G7 à Biarritz, des surfeurs rament pour la protection des océans

Une marche pour le climat, mais en pleine mer. A quelques heures de l'ouverture du sommet du G7 à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), des surfeurs du Pays basque se mobilisent pour la protection des océans, jeudi 22 août. Au cours de la soirée, plusieurs dizaines d'entre eux rameront ensemble au large de Guéthary (Pyrénées-Atlantiques), afin d'alerter sur la pollution de l'eau. Avec cette campagne, nommée "Rame pour la planète", ils espèrent alerter les dirigeants des plus grandes puissances. "On se rassemble au port de Guéthary, puis on se met à l’eau collectivement, et on va former une ligne au large en se tenant la main pour un moment de communion, détaille François Verdet, l'un des organisateurs de la campagne. On a notre mot à dire pour l’océan." "On veut que l'océan cesse d'être agressé" L'action de jeudi soir est la 12e organisée sur la côte basque depuis les débuts de la campagne, en octobre 2018. L'idée est née lors de l'arrivée à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) du tour Alternatiba, un tour de France d'initiatives écologistes mené par des associations. "Ils nous ont dit : 'pourquoi ne pas faire un passage de relais entre les gens de la terre, les cyclistes, et les gens de la mer, les surfeurs ?'" relate François Verdet. A ce moment-là, ces passionnés de l'océan découvrent également que le G7 sera organisé en août 2019 à Biarritz. "Nous nous sommes dit : 'relevons le challenge, ramons une fois par mois'" jusqu'au sommet, poursuit l'organisateur. Car pour ces dizaines de surfeurs, premiers observateurs de la pollution de l'océan au large du Pays basque, il est urgent d'agir et d'alerter les décideurs. L’océan, c’est le premier régulateur du climat. C’est ce qui absorbe le CO2 en excès, c’est ce qui régule la température, c’est ce qui fait vivre une bonne partie de l’humanité. Et pour autant, ce milieu n’est pas pris en compte. François Verdet, l'un des organisateurs de la campagne à franceinfoL'équipe de "Rame pour ta planète" observe une pollution plastique et bactériologique croissante au large des côtes du Sud-Ouest. "Comment nous, surfeurs, on le voit ? Eh bien, tout simplement, il est assez fréquent de choper une gastro-entérite, un streptocoque, déplore François Verdet. On veut que ce milieu soit pris en compte et qu’il cesse d’être agressé."
image beaconimage beaconimage beacon