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Lanai, l'île inexplorée d'Hawaï

logo de Le FigaroLe Figaro 14/05/2018 de Villepoix Alice

L'île la moins peuplée de l'archipel a su préserver son authenticité tout en offrant une structure hôtelière hors pair pour satisfaire ses visiteurs les plus exigeants.

figarofr: L'hôtel Four Seasons sur l'île de Lanai. © Four Seasons L'hôtel Four Seasons sur l'île de Lanai.

En dehors du circuit habituel des îles voisines, plus touristiques, Lanai est une parenthèse de silence et de recueillement. «Vous voyez le trou no 12 qui domine la plage d'Hulopo'e, c'est ici que Bill Gates s'est marié en 1994. Pour éviter les paparazzis, il avait privatisé l'île, payé chaque compagnie d'hélicoptères des îles environnantes pour rester au sol ainsi que chaque propriétaire de bateaux. C'est vraiment un lieu unique», relate Alastair McAlpine, le directeur général du Four Seasons.

Située au milieu de l'archipel d'Hawaï, Lanai est à une demi-heure de vol au sud-est d'Honolulu. Surnommée Pineapple Island, l'île fut une immense plantation fournissant 75 % de la production mondiale d'ananas jusqu'à la dernière récolte en 1992. Le coût de la main-d'œuvre devenant trop élevé, les plants ont été arrachés et la terre laissée à l'abandon. Il reste quelques films et photos pour témoigner de ce passé au centre culturel à Lanai City.

Lanai étonne par sa différence. Pas de végétation tropicale comme dans les autres îles, mais des forêts de pins et des terres rouge terracota comme au Nouveau Mexique. Seulement trois rues goudronnées, 650 km de pistes à découvrir en 4 × 4 ou à cheval et 84 km de plages désertes. Pas de feux de signalisation, pas d'embouteillage. Partout, le calme règne. «Depuis vingt-deux ans que j'habite ici, rien ne change, tout reste figé, c'est ce qui me plaît», explique un des chasseurs de l'hôtel qui nous ramène d'une balade en ville.

700 employés au service de... 450 clients

Lanai doit sa survie économique à Larry Ellison, 7e fortune mondiale et fondateur de la société d'informatique Oracle, qui s'est entiché de ce petit bout de terre perdu au milieu du Pacifique et l'a acheté en 2012 pour 300 millions de dollars. Il en possède 98 % dont les deux Four Seasons, le cimetière, la piscine municipale et le cinéma qu'il a complètement rénové… Les 2 % restants sont propriété de l'État d'Hawaï. Son ambition est d'en faire une communauté 100 % green autosuffisante. Pour l'heure, l'île produit sa propre eau et travaille en collaboration avec l'université d'Hawaï sur le développement durable.

L'an dernier, le Four Seasons de Manele Bay a rouvert après une rénovation de plus de 450 millions de dollars. Le coût de chaque chambre est estimé à 900.000 dollars avec d'immenses salles de bains en marbre, des meubles en bois rare et un système de domotique ultraperfectionné. Des gadgets qui font sourire, comme ces toilettes japonaises dont la lunette se soulève au moment où vous entrez ou bien cet écran de télévision dissimulé dans le miroir de la salle de bains. Le souhait d'Ellison était d'avoir le Four Seasons le plus beau du monde. Il n'a pas lésiné sur les détails quitte à faire refaire quatre fois le lobby pour que sa vision de l'océan dans l'encadrement de la baie vitrée soit parfaite! Il a fait construire une réplique du restaurant californien le Malibu Farm et un Nobu qui possède sa propre ferme bio à quelques kilomètres pour s'approvisionner en fruits et légumes.

Actuellement, 700 employés sont au service d'environ 450 clients. Autant dire que l'accueil est ultrapersonnalisé (que ce soit au restaurant, à la réception ou au bar, le personnel s'adresse à chaque hôte par son nom) et le sens du détail, à son paroxysme: le golf, à usage unique des clients de l'hôtel, est accessible à tout moment et sans réservation, une masseuse du spa est toujours disponible pour un lomi lomi (le massage traditionnel hawaïen) de dernière minute. Et si l'on a pu reprocher au groupe Four Seasons de trop coller aux standards internationaux du luxe, avec plus d'une trentaine d'activités nautiques ou terrestres proposées chaque jour, la page semble avoir été tournée. En témoigne également la nomination de Wendy Kaopuiki, la nouvelle directrice de la culture hawaïenne: «Ici, chaque employé est encouragé à partager des expériences locales avec les clients, à raconter ses souvenirs de jeunesse surtout pour les natifs de l'île. On propose des cours de danse hula, de ukulele…» Dans un coin du lobby, Uncle Bully, un Hawaïen pur souche tresse inlassablement des chapeaux en feuilles de palmier pour deux millennials qui tapotent sur leur portable sans même lui adresser un regard. La communion entre la Silicon Valley et les Hawaïens n'est pas encore au rendez-vous…

Dans quelques mois, un autre Four Seasons, The Lodge at Koele, ouvrira après deux ans de travaux, une structure plus cosy, plus intimiste à quinze kilomètres de la plage dans un décor montagnard au milieu des sapins. Un autre dépaysement, tout aussi chic.

Y aller: Avec Air France, Paris/Honolulu via Los Angeles à partir de 946 euros aller/retour. www.airfrance.fr

Puis Honolulu/Lanai avec Ohana by Hawaiian Airlines, à partir de 106 euros aller/retour. www.hawaiianairlines.com

Dormir: Au Four Seasons Resort Lanai.  À partir de 1000 euros la nuit en chambre double.

Tél.: +1 (800) 321 4666 et www.fourseasons.com

Se renseigner:Office du tourisme d'Hawaii: www.gohawaii.com

Consulter aussi www.lanaiguideapp.org, un site très complet sur l'histoire de l'île et les choses à y voir.

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Plus d'info: le figaro.fr

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