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Le Maroc et le Nigéria prennent langue pour préparer le prochain sommet de l’UA

logo de Yabiladi Yabiladi 20/01/2021 Mohammed Jaabouk
© Fournis par Yabiladi

Le ministre marocain des Affaires étrangères a eu lundi une communication téléphonique avec son homologue du Nigéria. Sur Twitter, Geoffrey Onyeama a qualifié de «bon» l’échange avec Nasser Bourita qui a porté sur «des questions bilatérales et multilatérales».

Ces entretiens interviennent alors que les préparatifs du prochain sommet de l’Union africaine, prévu les 6 et 7 février à Addis-Abeba, vont bon train. Aujourd’hui, s’est ouvert la 41e session ordinaire des représentants permanents des membres de l’UA. Un conclave qui verra la nomination de huit commissaires au sein de la Commission de l'Union pour un mandat de quatre années.

Le très influent poste de commissaire à la paix et sécurité devrait revenir à un candidat du Nigéria. Depuis sa création en 2003, le poste est une chasse gardée algérienne, d’abord avec Ratmane Lamamra et ensuite Smail Chergui.

Cet appel téléphonique entre Nasser Bourita et Geoffrey Onyeama fait suite à la visite de Sabri Boukadoum effectuée, fin novembre à Abuja. Il a évoqué avec le président Muhammadu Buhari le transfert du gaz nigérian vers l'Europe via le Niger et l'Algérie. Pour mémoire, ce projet en rade depuis les années 80, a été exhumé le 16 octobre 2018 à l’occasion d’une réunion coprésidée par les ministres des Affaires étrangères des deux pays.

Le ministre algérien de l'Energie a ensuite pris le relais pour tirer à boulets rouges sur le gazoduc Maroc-Nigéria, le qualifiant d'«inefficace» à cause de «contraintes techniques». Trois semaines plus tard, les acteurs du secteur énergétique de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont proposé, de poursuivre les discussions avec les promoteurs du projet du Gazoduc Nigeria-Maroc (NMGP) pour l’étude détaillée d’un projet unique de gazoduc en Afrique de l’Ouest.

Le Nigéria reconnait toujours la "RASD", une décision prise en 1984 par le général Buhari. Néanmoins, depuis son retour en 2015 au pouvoir à l’issue d’élection présidentielle, il a initié une ouverture sur le Maroc. Une politique qui a permis à Rabat d’écarter Abuja de l’axe Alger-Pretoria.

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