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Technologies de pointe : Le Maroc dans le TOP 20 des pays surperformants pour la CNUCED

logo de Yabiladi Yabiladi 01/03/2021 Yassine Benargane
© Fournis par Yabiladi

Bien qu’il figure à la 76e place mondiale dans l’indice de préparation aux technologies de pointe, le Maroc est l’un des 20 pays en développement qui font preuve d'une capacité d'utilisation, d'adoption et d'adaptation plus forte que ne le laisserait supposer leur PIB par habitant.

La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) a publié, la semaine dernière, son rapport 2021 sur la technologie et l'innovation, qui classe 158 pays en fonction de leur état de préparation aux technologies de pointe. Ces dernières comprennent l'intelligence artificielle (IA), l'internet des objets, le big data, la blockchain, la 5G, l'impression 3D, la robotique, les drones, l'édition génétique, les nanotechnologies et le photovoltaïque solaire.

Le rapport présente ainsi l'indice qui évalue les progrès dans l'utilisation de ces technologies et prend en considération les capacités nationales en matière d'investissement physique, de capital humain et les efforts déployés en termes d’adoption technologique. Le Maroc y est classé à la 76e place, derrière Trinité-et-Tobago et devant la république de Maurice, avec un «score moyen supérieur» de 0,45.

Le rapport se base sur cinq critères principaux. Le royaume figure ainsi au 35ème rang pour le sous-indice d’accès au financement, au 50ème pour celui de la recherche et développement (R&D) et au 57ème pour le niveau d’activité industrielle. Il est aussi à la 78e place pour le sous-indice de déploiement des technologies de l'information et de la communication et à la 120e place pour le sous-indice des qualifications.

Toutefois, le Maroc est présenté parmi le TOP 20 des pays surperformant par rapport au PIB par habitant et qui «obtiennent de meilleurs résultats que leur PIB par habitant ne le suggère». Une liste qui met en avant «l'ampleur de la surperformance», mesurée comme la différence entre les classements d'indices réels et les classements d'indices estimés basés sur le revenu par habitant. Le Maroc est de ce fait classé à la 11e place, derrière la Tunisie et devant le Kenya, dans cette liste qui comprend la Jordanie, la Chine et le Ghana, entre autres.

© Fournis par Yabiladi

Le Maroc 3e en Afrique et 11e dans la région MENA

Le Maroc est aussi 11e dans la région MENA, derrière Israël (20e), les Emirats arabes unis (42e), l’Arabie saoudite (50e), Bahreïn (56e), Koweït (58e), la Tunisie (60e), le Liban (63e), la Jordanie (64e), le Qatar (72e) et Oman (74e). Il est également 3ème en Afrique, derrière l’Afrique du Sud (54e) et la Tunisie. Dans la région MENA, le royaume occupe la deuxième place, devant l’Algérie (98e), la Libye (117e) et la Mauritanie (147e).

Globalement, l’indice est dominé par les États-Unis d'Amérique qui obtient le score le plus élevé sur une échelle de 0 à 1. Le pays de l’Oncle Sam est talonné par la Suisse, le Royaume-Uni, la Suède et Singapour. «La plupart des pays les mieux préparés sont européens, à l'exception de la République de Corée, de Singapour et des États-Unis», font remarquer ses rédacteurs.

Le bas du classement est respectivement occupé par Haïti (154e), le Soudan, le Yémen, la Gambie et la République démocratique du Congo (158e).

Pour la CNUCED, «les pays en développement devraient également aligner leurs politiques en matière de science, de technologie et d'innovation sur leurs politiques industrielles». «Les nouvelles technologies peuvent redynamiser les secteurs de production traditionnels et accélérer l'industrialisation et la transformation structurelle de l'économie», déclare Shamika N. Sirimanne, directrice de la division technologie et logistique de la CNUCED.

Celle-ci exhorte, dans ce sens, les gouvernements à «faire appel à des acteurs diversifiés qui peuvent établir des synergies entre les politiques STI et d'autres politiques économiques - industrielles, commerciales, fiscales, monétaires et éducatives» et à «adopter des mesures incitatives et allouer des subventions». 

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