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Football grannies go head to head in France

SHOTLIST SAINT-ETIENNE, FRANCE. 19 JUNE 2019SOURCE: AFPTV IMAGES - 01:06- VAR grandmothers playing football ///---------AFP FRENCH TEXT STORY: Les "mamies foot" chaussent les crampons à Saint-Etienne Saint-Étienne (Loire, France) - 19 juin 2019 21:55 - AFP Avec ses chaussettes rouges, son maillot bleu et ses deux prothèses de hanche, Francine Bruna, 84 ans, doyenne des "mamies foot", est "assez stressée" d'affronter à Saint-Etienne une équipe de grand-mères sud-africaines. La rencontre entre les "Vakhegula Vakhegula" -- "grand-mères" dans un dialecte de la province sud-africaine du Limpopo -- et les "mamies foot" a conclu mercredi douze jours d'entraînements, de matchs de coupe du monde féminine et de visites, à l'initiative d'un réseau de résidences pour retraités et de l'association Oldyssey. Les "grannies" sud-africaines s'entraînent pour certaines "tous les jours", explique Sarah Mushawa. Et ça paye : victoire 10-0, à l'extérieur, pour les Vakhegula Vakhegula. "Quel exploit !", s'exclame Paulette, juste avant le début du match sur la pelouse du stade Salif Keïta, à deux pas du mythique Geoffroy-Guichard. Francine, qui a noué ses longs cheveux gris, le reconnaît: "c'est pas du tout inné le foot quand on commence à 84 ans !". C'est même "déraisonnable", avoue celle qui a chaussé les crampons début 2019, comme les seize autres joueuses de son équipe de plus de 60 ans. "Le plus difficile a été de convaincre les enfants des mamies", relève l'entraîneur adjoint Philippe Ballongue. Mais "les petits-enfants les encouragent". Ceux de Francine lui découpent les articles parlant de son équipe, quand ceux de Lea Norton, défenseure sud-africaine, lui ont offert un ballon et "montré plein de gestes techniques". Avec ce match de gala, Adriana, mamie foot de 67 ans, veut montrer qu'"on n'est jamais trop vieille". Mais des précautions s'imposent. "Mettez les casquettes pour l'échauffement", avertit le coach Philippe Delpech, "il fait très chaud". "Il faut leur faire prendre conscience des risques d’essoufflement", renchérit l'entraîneur. Car "avec l'adrénaline, on oublie qu'on a mal", lance Évelyne, qui s'est "éclatée" pendant les 20 minutes de jeu. Les supporters ont aussi apprécié. "Je ne suis pas un mordu de foot mais, elles, je les soutiens", assure Philippe, 82 ans, drapeau français peint sur chaque joue, en agitant sa pancarte "Allez les mamies foot". Malgré dix buts encaissés, les Françaises gardent le moral: "En face, elles jouent depuis au moins dix ans", se rassure Simone, avant de rejoindre les Sud-Africaines pour chanter et danser. Certaines, comme Évelyne, sont prêtes "à recommencer". Susan Wilson, attaquante sud-africaine auteure d'un doublé mercredi, attend un match retour. A domicile cette fois. jcg/cha/mm
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