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Horreur en Nouvelle-Zélande: 49 morts dans des attaques de mosquées, un "terroriste d'extrême droite"

logo de Belga Belga 15-03-19 BELGA

Un tireur arrêté est un "terroriste australien extrémiste de droite et violent", selon le Premier ministre australien Scott Morrison.

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Vidéos fournies par RTL Info

Une série de fusillades dans deux mosquées à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, a fait 49 morts, a indiqué la Première ministre néo-zélandaise. La police dit avoir arrêté quatre personnes, trois hommes et une femme. Les autorités ont en outre trouvé des engins explosifs artisanaux dans des voitures, qui ne présentent toutefois plus une menace. Les environs des endroits pris pour cible demeurent bouclés, mais le reste de la ville est à nouveau accessible, bien que déserté. Les étudiants sont désormais autorisés à rentrer chez eux depuis les établissements scolaires qui avaient été un temps fermés. La police a demandé aux pratiquants d'éviter les mosquées "partout en Nouvelle-Zélande".

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Un "acte d'une violence sans précédent"

"Il est clair que c'est un des jours les plus sombres pour la Nouvelle-Zélande", a déclaré la Première ministre néo-zélandaise lors d'une brève conférence de presse. "C'est un acte d'une violence extraordinaire sans précédent", a-t-elle décrit.

La Nouvelle-Zélande a été attaquée, car elle "représente la diversité", a estimé la Première ministre. Les assaillants de Christchurch n'étaient pas sous surveillance, a-t-elle encore précisé. "Nombre de ceux qui ont été directement touchés par cette fusillade pourraient être des migrants, ce pourrait même être des réfugiés", a ajouté Mme Ardern. "Ils ont choisi de faire de la Nouvelle-Zélande leur pays, et c'est leur pays. Ils sont nous. La personne qui a commis cette violence à notre encontre ne l'est pas. Mes pensées, et je suis sûre celles de tous les Néo-Zélandais, vont à ceux qui ont été touchés et à leurs familles", a-t-elle conclu.

Le terroriste a filmé son massacre, le retransmettant en direct sur un réseau social

La police indique par ailleurs qu'une vidéo circulant sur les réseaux sociaux, montrant une attaque du point de vue du tireur présente des images "extrêmement perturbantes". Les autorités s’attellent à la faire supprimer et demandent qu'elle ne soit pas partagée. Dans cette vidéo, un homme se présente comme un Australien de 28 ans. Les services de contre-terrorisme australien et néo-zélandais collaborent, selon la police de l'État du Queensland. Celle-ci est tenue informée par la Nouvelle-Zélande et affirme être dans une région propice à une menace.

Des témoins racontent l'horreur de la scène

"J'ai entendu trois coups de feu rapides et après environ dix secondes, ça a recommencé. Cela devait être une arme automatique, personne ne pourrait appuyer sur la gâchette aussi vite", a dit cet homme à l'AFP sous couvert de l'anonymat. "Puis, les gens ont commencé à sortir en courant. Certains étaient couverts de sang".

Un témoin a raconté au site internet d'information Stuff.co.nz qu'il était en train de prier à la mosquée Masjid al Noor sur l'avenue Deans quand il a entendu des tirs. En prenant la fuite, il a vu sa femme morte devant l'édifice religieux. Un autre homme a dit avoir vu des enfants se faire abattre. "Il y avait des corps partout". Un témoin a expliqué à Radio New Zealand qu'il avait entendu des coups de feu et vu quatre personnes gisant au sol, "avec du sang partout".

Des mesures exceptionnelles ont été prises

Les forces de l'ordre avaient imposé un bouclage du centre-ville avant de lever les mesures quelques heures plus tard. La police a demandé aux fidèles d'éviter les mosquées "partout en Nouvelle-Zélande". a municipalité a ouvert un téléphone rouge destiné aux parents inquiets d'enfants qui manifestaient non loin contre le dérèglement climatique.

Toutes les écoles de la ville avaient été bouclées. La police avait appelé "tous ceux qui sont présents dans le centre de Christchurch à ne pas descendre dans la rue et à signaler tout comportement suspect". Des bâtiments publics comme la bibliothèque centrale étaient aussi fermés. L'équipe de cricket du Bangladesh, un sport extrêmement populaire dans ce pays, se rendait dans l'une des mosquées au moment de l'attaque, mais aucun des joueurs venus jouer un match en Nouvelle-Zélande n'a été blessé, selon un porte-parole.

"Ils sont en sécurité. Mais ils sont en état de choc. Nous avons demandé à l'équipe de rester confinée dans son hôtel", a-t-il dit à l'AFP. La Nouvelle-Zélande, pays réputé pour sa faible criminalité, a relevé son niveau d'alerte à la sécurité de bas à élevé. Par mesure de précaution, l'armée a fait exploser deux sacs qui semblaient abandonnés près d'une garde d'Auckland.

Selon le recensement de 2013, quelque 46.000 personnes s'identifiaient comme musulmanes en Nouvelle-Zélande, soit un peu plus de 1% de la population totale. En 2017, six fidèles ont été tués dans une mosquée de Québec, au Canada. L'auteur de la fusillade a été condamné à la prison à perpétuité.



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Vidéo fournie par France 24

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