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Le gouvernement fédéral pense à un bateau-prison pour gérer les surplus de migrants

logo de NewsmonkeyNewsmonkey 21-09-18 Baptiste Lambert
© epa

Sous le feu de la critique pour leur gestion des migrants dans les centres fermés, Theo Francken et Jan Jambon (N-VA) ont présenté un plan, encore discuté ce vendredi en Conseil des ministres. L'une des solutions envisagées est d'utiliser un bateau-prison pour soulager le surplus de population dans les centres fermés établis sur notre territoire. Le Premier ministre a toutefois déclaré que cette option n'avais pas encore été validée.

Décidément, la question migratoire est au cœur de cette fin de législature. Omniprésent, le secrétaire d'État à l'Asile et à la Migration Theo Francken vit toutefois une fin d'exercice délicate. En cause, sa gestion des centres fermés censés accueillir les migrants illégaux, souvent en transit vers l'Angleterre.

La fin de la semaine dernière a été terrible pour le secrétaire d'État, malgré ce que sa communication peut laisser penser. La libération de sans-papiers illégaux pour faire de la place aux migrants dans les centres fermés a fait polémique. D'une part, car certains d'entre eux avaient déjà fait l'objet d'une condamnation, d'autre part car l'Office des étrangers a rapatrié ces sans-papiers dans la capitale, laissant Philippe Close (PS), bourgmestre de Bruxelles, faire le sale boulot. La critique est venue de toutes parts, tant au nord qu'au sud du pays.

Le plan Francken-Jambon

La N-VA devait réagir. Elle l'a fait hier devant la Chambre en présentant les grandes lignes d'un plan, discuté ce vendredi en Conseil des ministres. Jan Jambon, Theo Francken, mais aussi Koen Geens (CD&V), ministre de la Justice ont esquissé des solutions pour pallier ce manque de places dans les centres fermés.

Jambon a rappelé "la complexité du dossier" comme pour se défendre. La solution miracle? "Fermer les frontières de l'Union", ce qui semble difficile, voire impossible, à moyen ou long terme. Jamais aucune frontière n'a retenu les migrations, qu’elles soient économiques ou humanitaires.

Le trio a donc proposé une série de mesures qui peuvent, à leurs yeux, désenclencher cette crise qui touche finalement tout le gouvernement fédéral: la lutte contre les trafiquants, le renforcement de la police locale, sécuriser les parkings autoroutiers, adopter un plan Zeebruges pour les migrants qui tenteraient de joindre le Royaume-Uni via cet accès, lancer une campagne de découragement et enfin créer des places supplémentaires en centre fermé. "90 supplémentaires d'ici la fin 2019, même si ce ne sera pas assez", explique Theo Francken. Le secrétaire d'État fait ici référence au nouveau centre qu'il veut mettre en place l'été prochain.

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Bateau-prison

Jeudi soir sur le plateau de "Terzake", Bart De Wever y allait aussi de sa petite idée pour lutter contre le trafic de migrants illégal: confisquer les smartphones des migrants. "Là, je vous garantis que le message passera très vite auprès des trafiquants d'êtres humains: la Belgique n'est pas 'the place to be'." Et tant pis si ces migrants doivent appeler leur famille. Il faut éviter ce fameux "appel d'air".

Ce vendredi, la VRT nous apprend qu'un autre plan est envisagé pour lutter contre la surpopulation des centres fermés. Envoyer le surplus de migrants dans un bateau-prison hollandais où ils seraient stockés en attendant d'être renvoyés. Ce type de bateaux créerait 300 places supplémentaires par rapport aux 600 places disponibles sur le sol belge, ce qui n'est pas suffisant.

Avant que la polémique n'enfle, le Premier ministre Charles Michel tente de calmer le jeu: "Aucune décision finale n'a été prise, nous regardons pour l'instant d'autres solutions comme faire de la place supplémentaire dans les centres" dans des propos rapportés par Bruzz. Autre frein à cette possibilité, ce bateau-prison ne serait disponible que dans six mois. Or, ce que le gouvernement appelle la crise migratoire doit être solutionné maintenant.

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