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Une seule dose d’un vaccin est-elle suffisante? Le Conseil supérieur de la santé se positionne

logo de Le Soir Le Soir 02-03-21 Belga
Une seule dose d’un vaccin est-elle suffisante? Le Conseil supérieur de la santé se positionne © DR Une seule dose d’un vaccin est-elle suffisante? Le Conseil supérieur de la santé se positionne

Le vaccin AstraZeneca contre le Covid-19 peut être utilisé chez les personnes de plus de 18 ans sans limite d’âge supérieur, a confirmé mardi lors d’une conférence de presse en ligne Yves Van Laethem, président de la section de vaccination du Conseil supérieur de la santé (CSS).

Le vaccin AstraZeneca n’était jusqu’ici pas autorisé pour les plus de 55 ans en Belgique, une décision prise voici quelques semaines en raison du manque de données sur l’efficacité du produit sur la population plus âgée. Depuis, les résultats d’études au Royaume-Uni et en Israël notamment ont cependant démontré que le vaccin protège bien les plus de 55 ans.

Une seule dose ?

« Aucune donnée scientifique ne soutient comme suffisamment efficace l’administration d’une dose unique » de l’un des trois vaccins contre le Covid-19 disponibles en Belgique, soit ceux de Pfizer/BioNTech, Moderna et AstraZeneca. « Le Conseil supérieur de la santé ne souhaite donc pas se positionner sur ce point à ce jour », a poursuivi Yves Van Laethem.

« Pour aucun des trois vaccins, une dose n’est admissible », a-t-il ajouté.

Le ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke avait demandé vendredi au Conseil Supérieur de la Santé (CSS) de se pencher sur des questions supplémentaires concernant la stratégie de vaccination en Belgique, dont l’une relative à la possibilité de n’administrer qu’une dose unique de l’un des trois vaccins.

Un allongement entre les doses Pfizer ?

Les données issues de récentes études permettent « d’envisager un allongement de l’intervalle de temps pour la 2e injection (du vaccin Pfizer, NDLR) à 42 jours », mais le Conseil supérieur de la santé recommande de préférence 35 jours « si les circonstances rendent un allongement nécessaire », a déclaré Yves Van Laethem.

« Cette recommandation doit néanmoins se décider dans le cadre de circonstances épidémiologiques justifiant une accélération de la vaccination », nuance en effet le CSS, qui est d’avis que le temps avant la 2e dose « doit rester aussi proche que possible des 21 jours recommandés ».

Dans un contexte ou un allongement du délai était « strictement nécessaire » et qu’on « y gagnait quelque chose en termes de santé publique », l’augmentation préconisée par le Conseil supérieur de la santé est de 35 jours plutôt que 42, a encore résumé Yves Van Laethem.

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