Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

Uruguay - Portugal: la forteresse uruguayenne à l’épreuve de CR7

logo de Le Soir Le Soir 30-06-18 Jonas Bernard

L’Uruguay, la seule équipe à n’avoir pas encaissé dans cette Coupe du monde, possède les arguments défensifs pour contenir Cristiano Ronaldo (4 buts). Mais le duo Gimenez-Godin parviendra-t-il à rester solide face au génie du Portugais ?

© Fournis par Le Soir

Sur les bords de la Mer Noire, dans la touffeur de Sotchi (71 % d’humidité), Uruguayens et Portugais vont croiser le fer pour la première fois au cœur d’une bataille capitale pour les deux nations, opposées à seulement deux reprises dans leur histoire, il y a des lustres, dans le cadre de rencontres amicales. C’était il y a plus de 45 ans, lorsque la Celeste s’était mordu la langue par deux fois face au grand Eusébio (3-0 en 1966, 1-1 en 1972). Des souvenirs d’un passé lointain dont José Gimenez (23 ans) et Diego Godin (32 ans) ne peuvent se remémorer, pas plus que Cristiano Ronaldo, qui devance désormais la légende portugaise, Ballon d’Or en 1965, au classement des meilleurs artificiers de la Selecçao.

Gimenez, le porte-bonheur

Pour la paire centrale uruguayenne, le défi est de taille face à l’actuel meilleur joueur du monde. Mais il n’est pas nouveau : Godin (32 ans), avant-dernier rempart de l’Atlético Madrid, a affronté le Madérois à 27 reprises en Espagne depuis 2009 (8 victoires pour le défenseur, 8 partages et 11 défaites). « Joséma », qui porte également le treillis des Colchoneros depuis 2013, n’a lui croisé la route de « CR7 » qu’à six reprises… sans jamais avoir été témoin d’un but du Portugais ! Un porte-bonheur pour la Celeste qui sera bien titulaire au stade Ficht après avoir fait l’impasse sur le match contre la Russie, suite à des douleurs au quadriceps droit traînées depuis l’opposition inaugurale contre l’Égypte.

Mais Oscar Tabarez ne s’appuiera certainement pas sur ces pauvres coïncidences statistiques, mais plutôt sur les forces de son duo défensif qui, sans comparaison possible, a réalisé une première partie de Coupe du monde très solide : aucun but encaissé ! La performance n’est pas commune puisque depuis 1982, seules six pays ont réussi à enchaîner au moins trois matches d’un Mondial sans voir trembler leurs propres filets, dont la Celeste elle-même en 2010. Contraindre au mutisme les attaquants lusitaniens ce samedi soir permettrait à l’Uruguay de rejoindre le « club des trois », ceux qui ont ajouté au moins une clean sheet à cette série : le Brésil en 1986 (4 matches), l’Italie en 1990 (5) et la Suisse, éliminée en 2006 sans avoir pris un seul but en quatre rencontres lors du Mondial allemand…

Gimenez-Godin, un duo soutenu par l’expérimenté Caceres et l’accrocheur Laxalt sur les flancs défensifs d’un 4-4-2 qui a permis à l’Uruguay de terminer deuxième des qualifications Amsud. Et qui a érigé une forteresse fondée sur des valeurs communes partagées par les joueurs uruguayens : abnégation et dévouement pour la patrie, combativité et pugnacité sur le terrain où la rudesse inculquée par Tabarez fait de cette équipe un bloc extrêmement compliqué à bousculer. Quand ce dernier bastion parvient à être franchi, Fernando Muslera, l’un des meilleurs gardiens de ce Mondial russe, est aussi là pour agir en catastrophe.

« Meilleur ennemi de la nation »

Ce huitième de finale aura donc des allures de test ultime pour la défense uruguayenne qui fait face au «  meilleur ennemi de la nation  ». «  Aucun autre footballeur au monde ne représente plus que Ronaldo ce que les Uruguayens détestent chez une personne  », explique Bruno Scelza, journaliste uruguayen pour le quotidien Ovacion. «  La réputation que nous nous sommes créée sur base de notre humilité et notre solidarité est peut-être un trompe-l’œil pour les touristes, mais la haine que nous avons pour ce genre de personnalité arrogante est bien réelle. Mais si un match de football se jouait dans Star Wars, « CR7 » serait certainement Dark Vador : un personnage que l’on ne peut éviter, qui nous suscite à la fois de la peur mais aussi, et il faut bien l’avouer, de l’admiration. »

Reste que l’Uruguay ne pourra pas enfiler le costume de spectateur face à l’attaquant du Real Madrid ce samedi. Sous peine de voir l’Empire (portugais) faire basculer la Celeste vers le côté obscur de la Coupe du monde. 


AUSSI SUR MSN : Uruguay-Portugal : Martín Cáceres, LE beau gosse uruguayen très sexy qui va vous faire aimer le foot

Relire la vidéo

Chaque semaine, ne manquez pas le meilleur de l'info!


Publicité
Publicité

Le Soir

image beaconimage beaconimage beacon