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Zaporijjia: "l'heure est grave", dit le chef de l'AIEA au Conseil de sécurité de l'ONU

logo de Belga Belga 11-08-22
© Fournis par Belga

"L'heure est grave", a lancé jeudi le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) devant le Conseil de sécurité de l'ONU, réclamant l'accès à la centrale nucléaire de Zaporijjia que Moscou et Kiev s'accusent mutuellement d'avoir bombardée.

"L'heure est grave et l'AIEA doit être autorisée à mener sa mission à Zaporijjia aussi vite que possible", a déclaré Rafael Grossi, intervenant en vidéo lors de cette réunion d'urgence du Conseil de sécurité.

"Le temps presse", a-t-il insisté, alors que l'AIEA tente depuis des semaines d'envoyer une mission pour inspecter la centrale.

Le site de la centrale de Zaporijjia, la plus grande d'Europe, sous contrôle russe depuis début mars, a de nouveau été bombardé jeudi.

Le porte-parole du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, interrogé à propos d'accusations pointant du doigt une responsabilité de l'ONU dans le retard de l'envoi de la mission de l'AIEA sur place, a de nouveau rejeté cette idée jeudi.

"Il s'agit d'une centrale nucléaire au milieu d'un champ de bataille. Je pense qu'on peut imaginer au moins deux ou trois pages d'obstacles", a noté Stéphane Dujarric.

Pour garantir la sécurité du site et permettre une mission d'inspection, Antonio Guterres et les Etats-Unis ont appelé jeudi à la mise en place d'une zone démilitarisée autour de la centrale.

"Malheureusement, au lieu d'une désescalade, des incidents encore plus inquiétants ont été rapportés ces derniers jours, incidents qui, s'ils se poursuivent, pourraient conduire à une catastrophe", a déclaré Antonio Guterres dans un communiqué.

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