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COVID-19 : environ 15 % des nouveaux cas liés aux variants à Montréal

logo de Radio-Canada.ca Radio-Canada.ca 2021-03-03 Valérie Boisclair
La Dre Mylène Drouin, directrice régionale de santé publique de Montréal, espère que mars sera le mois de la « suppression des variants » du coronavirus. © Ivanoh Demers/Radio-Canada La Dre Mylène Drouin, directrice régionale de santé publique de Montréal, espère que mars sera le mois de la « suppression des variants » du coronavirus.

La santé publique de Montréal, qui s'attend à une hausse du nombre de cas liés aux variants du coronavirus, dit avoir adopté une approche plus « agressive » pour contenir les éclosions, qui sont majoritairement survenues en milieu scolaire.

Si la semaine dernière, 12 % des nouveaux cas de COVID-19 étaient dus à un variant du coronavirus, cette proportion se situe désormais autour de «15 à 16 %», soit environ 3 cas sur 20, a fait savoir la directrice régionale de santé publique, la Dre Mylène Drouin.

Faisant écho aux propos du Dr Horacio Arruda, qui avait mis en garde mardi contre une explosion du nombre de cas au Québec, la Dre Drouin a concédé que les variants sont «en train de s'installer progressivement».

«Il y a une progression et c'est ce à quoi on s'attend», a-t-elle résumé.

C'est particulièrement en milieu scolaire que les variants frappent, selon la santé publique, qui y recense 43 éclosions. En comparaison, les services de garde comptent sept éclosions, tandis que les milieux de travail en dénombrent une vingtaine.

Afin d'endiguer la propagation de ces variants jugés plus contagieux, les autorités sanitaires ont décidé de déclarer une éclosion dès qu'un cas de variant est signalé. Ainsi, sur les 43 éclosions en milieu scolaire, 26 comptent seulement un cas, a indiqué la directrice régionale de santé publique.

Cette approche plus « agressive » semble pour l'heure « porter fruit », a souligné la Dre Drouin, qui espère que mars sera «le mois de la suppression des variants».

De toute la province, c'est en territoire montréalais qu'on dénombre l'essentiel des cas liés au variant britannique (B.1.1.7).

Face à la menace que ceux-ci représentent, le gouvernement du Québec compte exclure le Grand Montréal des assouplissements qui seront annoncés en fin d'après-midi. Contrairement au reste de la province, qui passerait en zone orange, la grande région de Montréal demeurerait en zone rouge.


Vidéo: Les variants ont fait leur chemin dans les écoles, confirme le Dr Arruda (Le Devoir)

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La campagne de vaccination va bon train

La Dre Drouin mise toutefois sur la campagne de vaccination de masse pour éviter les hospitalisations et les formes sévères de la COVID-19, malgré la prédominance éventuelle des variants.

Selon les mots employés par la directrice régionale de santé publique, le portrait épidémiologique a atteint un «certain plateau» : le nombre d'éclosions en milieu de soins est en déclin, «ce qui reflète l'efficacité du vaccin», selon la Dre Drouin.

Jusqu'ici, plus de 135 000 doses ont été administrées dans le Grand Montréal, dont 22 000 à des résidents de foyers pour aînés et 10 000 en CHSLD.

Les personnes de 80 ans et plus, qui peuvent prendre rendez-vous pour obtenir leur vaccin depuis vendredi, représentent 35 % de la population vaccinée, tandis que les 70 à 79 ans, qui y sont admissibles depuis lundi, en représentent quant à eux 11 %.

«Une grande majorité des résidents dans les ressources pour personnes âgées accepte de se faire vacciner», a salué la PDG du CIUSSS de l'Ouest-de-l'Île-de-Montréal, Lynne McVey.

D'ici la semaine prochaine, la santé publique entend aussi avoir terminé de vacciner les aînés qui résident dans des coopératives d'habitation et en HLM.

La campagne de vaccination liée aux éclosions chez les personnes en situation d'itinérance est quant à elle terminée, selon la Dre Drouin. Plus de 1100 personnes vivant dans la rue et 400 travailleurs ont été vaccinés, a-t-elle détaillé.

Ce couple de personnes âgées a reçu l'aide d'une accompagnatrice pour aller se faire vacciner au Palais des congrès. © Ivanoh Demers/Radio-Canada Ce couple de personnes âgées a reçu l'aide d'une accompagnatrice pour aller se faire vacciner au Palais des congrès.

Montréal demeure l'épicentre de la pandémie : 3659 personnes y sont présentement infectées par la COVID-19. Avec l'équivalent de 176 cas actifs pour 100 000 habitants, il s'agit du plus haut taux enregistré au Québec.

Depuis le tout début de la pandémie, 107 086 cas de COVID-19 ont été identifiés dans le Grand Montréal. À ce jour, 98 908 personnes sont rétablies. La santé publique montréalaise déplore néanmoins 4519 décès.

Pour l'heure, les arrondissements de Côte-Saint-Luc, Montréal-Nord, Saint-Laurent et Saint-Léonard sont parmi les plus touchés, selon les données des deux dernières semaines.

Un peu plus tôt en journée, le comité exécutif de la Ville a de nouveau renouvelé l'état d'urgence sanitaire pour cinq jours.

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