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Manifestation contre les mesures sanitaires à Montréal

logo de Le Devoir Le Devoir 2022-02-12 Zacharie Goudreault
Plus de 4000 personnes ont pris part samedi à une marche à Montréal offrant leur soutien aux « convois de la liberté » qui ont paralysé Ottawa et certains postes frontaliers dans les derniers jours. © Adil Boukind Le Devoir Plus de 4000 personnes ont pris part samedi à une marche à Montréal offrant leur soutien aux « convois de la liberté » qui ont paralysé Ottawa et certains postes frontaliers dans les derniers jours.

Plus de 4000 personnes ont pris part samedi à une marche à Montréal pour réclamer la fin de l’ensemble des mesures sanitaires contre la COVID-19 et offrir leur soutien aux « convois de la liberté » qui ont paralysé Ottawa et certains postes frontaliers dans les derniers jours.

Les manifestants se sont réunis vers 9 h 30 au parc Jarry dans une ambiance festive avant d’entamer une marche dans plusieurs rues de l’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension sous supervision policière. Les manifestants qui le désirent ont ensuite été invités à rejoindre un convoi de camionneurs en partance de différentes régions du Québec qui se dirigera cet après-midi à Ottawa en soutien aux camionneurs qui s’y trouvent depuis plusieurs jours pour faire pression sur le gouvernement de Justin Trudeau.

Pas une minorité, clament les manifestants

Les drapeaux du Canada dominaient dans la foule, où plusieurs manifestants brandissaient également des drapeaux du Québec et des pancartes montrant leur opposition au port du masque et au passeport vaccinal, entre autres. L’événement a eu lieu à l’initiative de différents groupes opposés aux mesures sanitaires et avait attiré l’intérêt de plus de 10 000 personnes sur Facebook, au cours des derniers jours.

« Liberté ! » ont scandé ad nauseam les manifestants de tous âges, parmi lesquels se trouvaient plusieurs enfants en compagnie de leurs parents. Selon une source policière, ils étaient environ 4500 à défiler dans les rues de l’arrondissement, au plus fort de la mobilisation, qui a pris fin vers midi.

« On était peut-être une minorité au début, mais on n’est vraiment plus une minorité actuellement », a ainsi lancé Yan Beauchamp-Boucher, rencontré au parc Jarry peu de temps avant le début de cette marche. Le père de famille, présent avec son jeune fils, a raconté avoir été marqué par son passage à Ottawa la fin de semaine dernière, en soutien aux camionneurs qui y sont mobilisés depuis environ deux semaines. « C’est formidable », a laissé tomber le père de famille, qui affirme se mobiliser afin que son fils « ait une qualité de vie plus tard ».


Vidéo: De nombreux protestataires comptent poursuivre la manifestation à Ottawa (Le Devoir)

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« On retourne à zéro »

Les différents participants à cette marche rencontrés par Le Devoir samedi ont d’ailleurs tour à tour réclamé le retrait pur et simple de toutes les règles sanitaires visant à contrer la propagation de la COVID-19.

« On demande la levée de tous les mandats, de toutes les restrictions, tout au complet. On retourne à zéro », a martelé Yan Beauchamp-Boucher. Des propos qui ont ensuite été repris par le chef du Parti populaire du Canada, Maxime Bernier, qui se fait un devoir depuis le début de la crise sanitaire de prendre part aux manifestations contre les règles sanitaires. « Legault devrait annoncer qu’il met fin le plus rapidement possible à toutes ces mesures sanitaires. Ce n’est plus acceptable », a-t-il lancé samedi.

 

Vers 11h30, la marche a mené ses participants à son point de départ, au parc Jarry, où des discours ont été prononcés, notamment par un des organisateurs de l’événement, Carl Giroux. « Le gouvernement a tellement de pressions en ce moment. On essaie de nous faire croire qu’on est une petite minorité, mais ce n’est pas le cas », avait lancé l’organisateur, rencontré un peu plus tôt par Le Devoir.

Cette manifestation survient quelques jours après que le gouvernement de François Legault eut dévoilé ses intentions pour les prochaines semaines en ce qui concerne la levée de plusieurs mesures sanitaires, notamment en ce qui a trait aux rassemblements intérieurs, de même qu’à la tenue d’activités sportives et culturelles. « Oui, on est en train de lever des mesures sanitaires, mais c’est grâce au peuple, qui s’est levé », a lancé le manifestant Miguel Vital. Le gouvernement Legault a pour sa part assuré que la mobilisation tenue notamment à Québec la fin de semaine dernière n’a pas joué dans la balance dans les assouplissements annoncés.

Contre-manifestation

En matinée, une centaine de contre-manifestants attendaient les participants à cet événement, ce qui a fait momentanément monter la tension entre les deux groupes, sans toutefois causer de débordements. Des policiers antiémeutes ont séparé les deux manifestations, puis des policiers à vélo ont pris le relais.

« La droite populiste et l’extrême droite profitent de ce mouvement-là », a déploré un contre-manifestant, Julien Arseneau, qui estime que les « convois de la liberté » détournent l’intérêt de la population de plusieurs enjeux sociaux importants, dans le contexte de la pandémie.

La présence d’un signe du drapeau du Canada marqué d’une ligne bleue en son centre sur l’uniforme de quelques policiers a d’autre part fait réagir sur les réseaux sociaux, samedi. Contacté par Le Devoir, le SPVM a confirmé que ce « symbole » ne fait pas partie de l’uniforme des policiers.

« C’est sous analyse en ce moment par un comité d’éthique », a indiqué une porte-parole du corps de police, Véronique Comtois.

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