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Des milliers de réfugiés doivent vivre plus de trois ans sans leurs enfants

Des milliers de réfugiés doivent vivre plus de trois ans sans leurs enfants Des milliers de réfugiés reçus au Canada doivent attendre près de 39 mois pour enfin être réunis avec leurs enfants, selon les plus récentes données obtenues par «Le Devoir». «Un délai inacceptable», dénonce le Conseil canadien pour les réfugiés, qui implore le gouvernement fédéral de le ramener à six mois maximum. Séparée depuis deux ans de quatre de ses enfants qui sont restés en Afrique, Sophie, qui tait son vrai nom pour la sécurité de sa famille, se fait un sang d’encre pour eux. Depuis un an, son dossier semble stagner. «Je ne comprends pas pourquoi c’est si long», lance-t-elle, impuissante. Selon le ministère fédéral de l’Immigration, en septembre dernier, 45 000 réfugiés reconnus par le Canada étaient en attente d’une résidence permanente, qui est obtenue en deux ans environ. Mais ceux qui ont joint à leur dossier leurs enfants restés dans le pays d’origine doivent prendre leur mal en patience. La résidence permanente des personnes à charge est traitée en 39 mois, soit plus de trois ans, selon les récentes données fournies par Ottawa. « C’est une honte pour nous comme société de permettre un tel délai pour amener des enfants auprès de leurs parents. » —Janet Dench, directrice générale du Conseil canadien pour les réfugiés Loin de leurs enfants, les personnes réfugiées ne peuvent pas s’intégrer à la société canadienne, souligne Mme Dench. Interrogé sur ce sujet, le ministre de l’Immigration, Marco Mendicino, a reconnu que la pandémie compliquait les choses. «Dans un monde idéal, on peut faire plus, a-t-il dit. C’est la raison pour laquelle nous continuons à faire des investissements et que nous avons modifié nos politiques.»
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