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Joyce Echaquan: le gastro-entérologue a jugé qu’elle était en état de «sevrage»

Le gastro-entérologue a jugé qu’elle était en état de «sevrage» Le gastro-entérologue qui a vu Joyce Echaquan la veille de sa mort a jugé qu’elle était en état de «sevrage» et aurait refusé de la prendre en charge, a-t-on appris au troisième jour des audiences de l’enquête publique du coroner. À la fin de son quart de travail, le matin du 27 septembre, l’urgentologue Mahée Boisvert, qui a accueilli Joyce Echaquan, a transféré le dossier au gastro-entérologue Jean-Philippe Blais. Celui-ci a indiqué avoir vu la patiente le lendemain matin. Le gastro-entérologue indique avoir posé à la patiente «les questions d’usage» sur ses douleurs et sur ses habitudes de vie. Celle-ci lui aurait alors indiqué qu’elle consommait du cannabis de façon régulière et qu’elle avait cessé récemment de consommer des narcotiques prescrits pour la douleur. Or, en soirée, le Dr Blais estime que la situation devient «plus délicate» lorsqu’il reçoit un appel d’une infirmière qui lui indique que la patiente est «très agitée et qu’elle venait de se jeter en bas de sa civière». «Son état clinique rappelait beaucoup un état de sevrage», a indiqué le médecin devant la coroner. «Mon diagnostic était un état de sevrage aux narcotiques.» Il a alors prescrit une faible dose de morphine pour diminuer les symptômes. C’est ce qu’il jugeait le plus sécuritaire en attendant que celle-ci soit prise en charge le lendemain par un médecin de famille et une intervenante en dépendance. Ce n’est qu’aux petites heures du matin que l’urgentologue Mahée Boisvert, qui avait reçu la patiente la veille, a été avisée par une infirmière que le gastro-entérologue n’avait pas pris en charge la patiente comme prévu. «On m’a avisé qu’il y avait eu un épisode d’agitation et des éléments de sevrage qui dépassaient [son champ d’expertise], a témoigné l’urgentologue. Il ne voulait pas la prendre en charge.» La coroner a réagi fortement à cette information, disant vouloir connaître la chronologie exacte de la prise en charge de Mme Echaquan pour s’assurer que la patiente n’était pas «tombée entre deux craques».

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