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Steeve «L’Artiss» Charland retrouve sa liberté sous caution

logo de Le Devoir Le Devoir 2022-03-22 Boris Proulx
Le leader du groupe Les Farfadaas Steeve Charland a passé trois semaines en prison, accusé à la suite du Convoi de la liberté. © Capture d'écran Facebook Le leader du groupe Les Farfadaas Steeve Charland a passé trois semaines en prison, accusé à la suite du Convoi de la liberté.

L’une des figures de proue québécoises du Convoi de la liberté, Steeve « L’Artiss » Charland, a retrouvé sa liberté lundi dans l’attente de son procès. Il aura passé plus de trois semaines derrière les barreaux en Ontario.

L’influenceur opposé aux mesures sanitaires reste accusé de méfait et d’avoir conseillé à autrui de commettre un méfait.

Dans une audience toute en français tenue au palais de justice d’Ottawa, la juge de paix Jocelyne St-Jean a accepté de faire sortir de prison l’homme de 48 ans en attendant la suite de son procès, moyennant une caution de 27 000 $ qu’il partage avec deux garants.

De plus, M. Charland s’est vu interdire de se connecter sur les réseaux sociaux et de promouvoir toute activité en lien avec sa cause des deux dernières années. Le résident de l’Outaouais n’aura pas non plus le droit de se rendre près du parlement d’Ottawa ou de communiquer avec l’organisatrice principale du Convoi de la liberté, Tamara Lich, parmi d’autres figures anglophones du mouvement.

Le leader du groupe contestataire Les Farfadaas et ex-dirigeant du groupe identitaire La Meute est une figure bien connue du mouvement antimasque au Québec. Il a fait les manchettes cet hiver pour avoir organisé son propre convoi de camionneurs vers Ottawa, avant d’ériger son propre camp de base à Gatineau, près de la frontière ontarienne.

Les membres de son groupe étaient très visibles durant l’occupation des rues d’Ottawa, en février. L’un de ses proches faisait la liaison avec l’organisation officielle du convoi, selon les détails transmis au Devoir par la « capitaine » québécoise du Convoi de la liberté.

M. Charland a été arrêté le 26 février, alors que plusieurs occupants délogés d’Ottawa souhaitaient poursuivre leur mouvement pour forcer le fédéral à modifier sa gestion de la crise de la COVID-19. Il était détenu depuis.

Son audience de remise en liberté a connu plusieurs faux départs, avant d’être visée par une ordonnance de non-publication, laquelle empêche Le Devoir de publier des éléments clés de la preuve déposée contre lui.

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